Arrien, Cynégétique
0. Cf. Tacite, llist., iV, 22 : l)cprom[jt.x silvis lucisve feraruin imagines.
7. Le nom est celtique, Kustalhc à Homère, Iliade, )ù, 219, p. 1139, 37 {yf.vLlv.-xi iiT^'o T(bv KeXtûiv xâpv-jj).
8. '0;j3o>/o;, Eustathe, ih.; Diodore, V, 30, 3; arc d'Orange; monument de Biot; Gab. des Méd., n"' 5037-4.S (Dutnnorix). Cf. Laurent et Dugas, l. c, p. 58-60 et pi. 0.
10. Onme, V, 14, 1; Appien, Celtica, 12; Strabon, IV, 5, 2 (notamment les dogues importés d'Angleterre).
200 LKTAT DE GUERRE.
tissaient au milieu des clameurs humaines les hurlements des hêlcs et les longs sifflements des mufles d'airain, quand les figures viriles s'entremêlaient aux masques d'animaux, il semblait que toutes les forces de la nature vivante se fussent levées pour prendre part à la lutte.
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La guerre provoquait donc une sorte dV'\ ocation de toutes les puissances humaines et surhumaines : elle mobilisait les divinités autant que les hommes; elle était un épisode de l'existence religieuse d'un peuple et de la vie terrestre de son dieu.
Il a été montré ailleurs' comment les dieux ont présidé aux expéditions et aux luttes que les (jaulois firent jadis dans le monde. La religion militaire n'avait rien perdu de son prestiiTC. quehjues générations plus tard, dans la (laule indépendante. C'était toujours la divinité qui réglait le départ -. Les victimes humaines tombaient plus nombreu.ses avant l'entrée en campagne'. Des sernients plus solennels étaient jurés pour la guerre et pour la bataille *. Les fétiches nationaux intervenaient pour guider la marche". Avant la nu-léc décisive, les combattants juraient de s'éloigner de leur toit, de leur femme, de leurs enhinls, s'ils n'avaient |».is accompli un e\|»l<til souhaité*. Par des signes certains, les dieux annon(;aienl qu'ils envoyaient la défaite et qu'ils voulaient la soumission à l'ennemi'. La guerre exaspérait la piété d'une nation ; elle exaltait l'activité des hommes et la tyrannie de leurs dieux. Les dévotions tradilion-