‹ Histoire de la GauleChapitre 242 sur 718 · RITES ET TETES COUPEES · texte numérisé non relu

RITES ET TETES COUPEES

nelles. les talismans antiques, les rites et les formules d'autrefois reparaissaient :.le réveil de la religion militaire marquait un renouveau du passé*.

Au«si, les bénéfices de toute guerre, la mort de l'ennemi, la récolte du butin, étaient presque toujours partagés avec les dieux, et quand ils ne l'étaient pas, c'est que les dieux prenaient tout pour eux : ils avaient vaincu, on leur devait les profits de la victoire'. Ces Gaulois, qu'on disait si avides d'or, en offraient d'abord le plus possible à leur dieu, et ils considéraient comme le pire des sacrilèges, comme le plus dangereux pour le salut de la nation, de le léser dans son droit, de le priver de la part qui lui était due*. Et des ennemis, vaincus ou faits prisonniers, ils donnaient à ce même dieu la vie en sacrifice, et ne gardaient pour eux que la tête\

Car l'usage persista en Gaule, même dans le cours du premier siècle, de couper les têtes des ennemis sur le champ de bataille ^ et, suspendues aux cous des chevaux, de les rapporter au son des hymnes de triomphe*. Ces têtes, c'étaient, à dire vrai, le signe de la victoire dun homme, la mesure de la force propre du combattant. Les chefs qui voulurent se faire figurer sur les monnaies ou les sculptures y apparaissaient parois dans l'attitude d'un vainqueur, agitant ou brandissant d'une main la trompette de guerre et l'enseigne, et tenant de l'autre la tête de l'ennemi abattu'. On représentera plus tard ces têtes

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