VIII. M. 3; et n
9. et. V. 42: VII. 30. 7 ; 30. 4. On verra l'éduration militaire des c.nuloi». OKm • l Ik'lgen. sr forniiT h ce point dr viio rn Si-."!! : ibtd.. ol VIII. 7, 4; H. i; 10. 3.
Partager une armée en plusieurs détachements, assigner à chacun son rôle, se diviser et se reconcentrer suivant les besoins, opérer une diversion et reparaître ensuite avec l'avantage du nombre : nous ne trouvons rien de semblable, du côté des Celtes, avant l'arrivée de Yercingétorix. La rencontre leur apparaît comme une obligation, collective, immédiate et impérieuse, et non pas comme une série de subterfuges '. Ce que les chefs intelligents ont le plus de peine à obtenir d'eux, c'est de refuser ce combat, de suivre ou de flanquer l'ennemi sans le heurter, de le harceler sans le combattre, de l'attaquer par petites troupes, au lieu de lui présenter la franche bataille de toute l'armée-.
La bataille elle-même était, comme par le passé, encombrée <le préliminaires solennels et émouvants (du moins quand il s'agissait d'ennemis autres que les Romains). On n'avait pas laissé tomber en désuétude la coutume des combats singuliers^ : quand les troupes sont disposées en ordre, il arrive que quelques-uns se présentent au delà "du front, agitent leurs armes et provoquent les ennemis; et si l'on répond à leur défi, io duel ne s'engage pas sans que les combattants n'aient chanté leurs ancêtres et leur propre gloire, et adressé à leurs adversaires les railleries et les insolences coutumières*. Une armée ne marchait pas sans ses bardes ; et souvent, avant le contact décisif, on les voyait s'avancer entre les épécs opposées pour chanter des paroles de concorde et arrêter une lutte fratricide '.
L'ordre préféré des Gaulois, pour l'infanterie, était une sorte de phalange, aux rangs à tel point pressés, que les boucliers se touchaient et s'entre-croisaient même : les rangs antérieurs tenaient ces armes devant eux, les rangs postérieurs les portaient au-dessus des têtes; ce qui faisait ressembler l'armée à une
1. Côsnr, I, 24, G; 111, 4, 1 ; 18, 7. Comme type de bataille où les Gaulois risquent l'julPs leurs forces, la bataille navale des Vénètes (III, 10). •J. Vil. 14, 2; 04, 2.
■■\. Cf. t. 1, p. 205, n. 11, p. 349. 4. Diodoro. V, 2'J, 2-:j (I^osidonius); cf. p. 308-9. 3. Diodore, V, :(l, ."i ; «f. n. lOl-"», 384.
t08 L'ETAT DE GL'ERUE.
colossale tortue, abritée sous une carapace continue'. — Ce n'était pas une mauvaise disposition pour la défensive, du moins quand il s'agissait de parer à des salves de projectiles médiocres ou de repousser des chocs maladroits : on verra qu'elle lu- vjilut jamais rien contre le javelot et l'épée du légionnaire; ri. une fois disloquée par une attaque un peu vive, la phalange ne pouvait plus se reformer, et ses membres épars et impuissants tombaient à la merci des cohortes assaillantes*. — Dans rofTensive, un tel ordre n'était plus possible : les Gaulois chargeuient alors au pas de course, et toujours en rangs très pressés', do manière à enfoncer l'ennemi autant par la force et la rapidité du choc que jtar le contact des armes mêmes'. Mais le danger était alors que le désordre ne se mit dans les lignes avant l.t rencontre, et surtout, que les assaillants n'arrivassent à leurs adversaires déjà épuisés et essoufflés jtar la course, VA c'est celle première fatigue des Gaulois qui livrait la victoire à César*. Il est vrai «jue, parfois, l'iruroyaMe rajiidilé de leur élan jetait d'abord le trouble chez les légionnaires *.
De l'ordre de bataille usité dans la cavalerie gauloise, nous ne pouvons rien dire de certain : mais tout porte à croire qu'elle combattait surtout, elle aussi, par le choc, chargeant sur les
1. Hnlnille conlrc les Hclvùlos en 58 : I, 2*, 4; I. 2.">, 12-* (eon/erlissima acie, qui esl il iiininleuir dans le lexle, phalange fada) : la disposition n'est pns ni'Uenienl indiquée par César, mais me semble résulter du K'cil, et de ce qu'il dit \m\it les Gaulois. II. 0. 2 (lestudine fada), VII. 85, 5 (id.), et pour les (;ermnins, I. .'52. 4 et 5; chez les Cisalpins, t. I. p. 349. 351, n. 2. L'expros^ion do cunrtitim (dcfon^io d'Avaricum en 52. VII. 2S, I) do.t dtSipon une • tortue . tout aussi iiia>sivo. niais moins considérable el se présentant on pointe ou en coin. Je n'arrive pas toujours il dilTérencier phalange, IntuJo el cimejs (cf. Tilc-Live, X. 20, .V7. 12).
2. I, 2."> (haUiille contre les Helvète-*); «f. I, .li, 4-0 (la plialanc-e ctTin.iine, qui est de même nature, résiste bien mieux); cf. t. I, p. .'151, n. 2 (halaille île Senlinum en 2'.i.~.. Tile-Live, X. 20. 6 el s.).