‹ Histoire de la GauleChapitre 252 sur 718 · Il, lu, 7 cl 8; 23, 4, 5 (bataille contre les Netvieuav · texte numérisé non relu

Il, lu, 7 cl 8; 23, 4, 5 (bataille contre les Netvieuav

lignes opposées en très grandes masses toujours compactes. Les Gaulois étaient de plus en plus convaincus, comme le sont aujourd'hui encore quelques tacticiens d'outre-Rhin, que seul l'emploi d'énormes troupes de cavalerie peut amener un résultat décisif sur un champ de bataille ' ; ils mirent toujours en ligne à la fois une quantité étonnante d'escadrons, jusqu'à huit mille et quinze mille chevaux d'un coup-. Et contre cette formidable poussée, l'infanterie légionnaire elle-même dut parfois, malgré son sang-froid et la solidité de sa tenue de position, reculer ou se moutonner'.

Une bataille gauloise, quelle que fût l'arme engagée, n'offrait donc rien qui ressemblât à une manœuvre. Elle était le heurt des deux masses ennemies, suivi d'une infinité de combats singuliers. Cavaliers ou fantassins s'en remettaient à leur force et à leur courage, et n'attendaient le succès que d'une supériorité physique, ou d'un hasard qui fût le jugement des dieux*.

1. Cf. Le Speclaleur militaire, LVI, 1" août 1904, p. 19'J et suiv. Il est bien probable que les Gaulois ont réfléchi et discuté sur ces choses, tout comme les théoriciens de maintenant; cf. César, VII, 4, 8; Vil, 04, 1 et 2.

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