‹ Histoire de la GauleChapitre 259 sur 718 · VII, Il cl · texte numérisé non relu

VII, Il cl

de huit cents places dans la Gaule indépendante' : et, en dépit de l'apparence, ce n'était pas un chiffre énorme, vu l'étendue du pays et les habitudes de l'Antiquité. Les villages ouverts abondaient bien davantage : les Helvètes en avouaient quatre cents-; chez eux, sans doute aussi chez les Bituriges% peut-être chez tous les autres peuples gaulois, les forteresses étaient une petite minorité des lieux habités.

Il va de soi que les Celtes fortiliaient surtout les plus grosses bourgades, oppida. Toutes les places fortes dont parle César avec quelque détail pouvaient contenir des centaines et des milliers de défenseurs*. Toutes également étaient des villes ou des villages, je veux dire des lieux d'habitation, pourvus de foyers permanents et de familles domiciliées \ — Il est très rare de rencontrer dans leurs pays de ces abris fortifiés ou castella, tours de guette ou redoutes, comme il en existait un si grand nombre chez les Ligures et chez les peuples des hautes terres espagnoles* : j'entends par ces mots des refuges temporaires, qui ne servaient qu'en cas de guerre, où l'on gardait les réserves d'armes et de provisions, et où les combattants s'enfermaient la nuit et se dissimulaient le jour. Mention n'en est faite, au temps de César, que chez les habitants des vallées alpestres^ et chez ces Belges voisins de la frontière qui ont conservé tant d'usages semblables à ceux des pays ligures \ Peut-

1. Ilo):-.; 'jt.ïç. ô/.Tay.oa-ia; /.x-y. /.zi-.o- eD.îv, Plutarqiic, César, 1.5. Ce chiiïre est assez on rapport avec celui de 12 par État donné plus haut, et il doit résulter de la multiplication par 12 des chifTres des cités de la Gaule (plus de 64) (p. 21, a. 2).

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