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0. C(''<<ar. II. 4. 7; cf. 6. De m^nio, les oppida dissctniins dans les canipnga^ c«rnules, VIII, 5, I.
carrefours ou passages de rivières, et souvent à l'entrée même de leur territoire, les nations avaient construit des places fortes, « villes neuves » ou « châteaux neufs », qui servaient de garde et de refuge*.
En tout cela, les Gaulois ont fait preuve d'une étude intelligente de leur contrée, d'un emploi judicieux de ses ressources militaires. Ce qui apparaîtra bien dans les guerres de César, qui eut plus de villes à prendre que de combats à livrer, et à qui les sièges seuls purent faire perdre du temps, des hommes, et parfois même jusqu'à l'espérance -.
Ce qui fit la force de résistance de ces villes, c'était d'abord l'excellence de leur situation ^ Sauf celles qui jalonnaient les bords des rivières ou les routes de plaine, comme Orléans ou Nevers, elles s'entouraient d'obstacles naturels très difficiles a franchir : César échoua à vouloir escalader les flancs basaltiques de Gergovie*, il n'essaya pas de l'assaut contre les monts d'Alésia et dUxellodunum % et je ne vois pas de villes situées sur des hauteurs qu'il ait pu prendre de vive force. Dans le bas pays, les marécages ou les rivières remplaçaient l'escarpement des rochers comme ligne de défense naturelle : Lutèce et Melun étaient entourés de tous côtés par les eaux de la Seine '^; les marais qui enceignaient Avaricum parurent pl-us impraticables à César que les sentiers de chèvres qui menaient à Gergovie".
Derrière ce premier abri, les villes avaient celui du rempart. — César nous a décrit le mode de construction des enceintes fortes de la Gaule*. Elles étaient constituées par un appareillage régulier
1. Nevers, p. ex., César, VII, ."îa, I; autres, VU, 12, 2; II, G, i; ici, p. ">4.