Cf. p. 214, n
2. Uoviolles est chez les Leuqucs, assez voisins de la Celtique. César ajoute du reste (VII, 2:5, 1) l'expression de /ère, qui est toujours chez lui assez fortement restrictive.
3. Cf. t. 1, p. 161; de Saint-Venant, p. 429. — Les retranchements de Pommiers (s'ils sont bien pauloisl se composaient d'un fossé profond par endroits de 0 mètres, large par endroits de plus de 17 mètres, et d'une levée formée avec les rejets de ce fossé (Vauvillé, Congrès archéologique de France, L1V« s., Soissons, 1887, p. 154 et s.).
4. César, Vil, 23, a : Perpeluis trabibus pedum quadragenum plerumque. A Bibracte, la profondeur varie de 4 m. 80 à7 m. 30(liulliot, 1,28); à Mursens, de .5à lOraètres; a ISoviolies, de 13 à 14 mètres. — De Saint-Venant, p. 430, parle de • deux murs indé])endants et à parements tout à fait distincts juxtaposés » dans cinq forteresses du .Midi.
l). Cf. de La Noë, p. 31 et suiv. ; de Saint- Venant, p. 42'J-30.
6. l'ar exemple à Ger{î;ovie, César, Vil, 47, 7 (courte échelle de 4 hommes) : il est vrai qu'il s'agit d'une forteresse sur escarpement. En revanche altissimo niuro (II, 20. 3). mais sur un point mal défendu par la nature, et sur ce point il y a un mur dduble, duplici mura, c'e^l-à-dire, sans doute, en avant du rempart, une muraille avancée (cL Vil, 40, 3; ti'.l, o; contra, de Saint- Venant, p. 431, .\r-4). .Mufcii.
«20 L ÉTAT DE GLEliaE,
se servir, pour l'escalade, de très longues »?clielles et de tours mobiles. Peut-èlre inènie était-il rare que les murailles fussent précédées de fossés', fliniquées de tours ou couronnées de parapets à merlins et créneaux'. Une chaussée haute et large, aplanie au sommet et percée de (juelquos portes \ voilà ce qu'était l'enceinte, et rien de plus : elle ne valait que par sa masse inébranlable, et par la vaste plate-forme que son chemin de ronde oITrait aux défenseurs *.
Si l'organe do défense est si simple, c'est que les moyens de ratta(]uc le sont plus encore \ Les assiégeants commencent par entourer et isoler la forteresse, formant autour d'elle une muraille ininterrom|)ue d'ennemis : car dans les cas de sièges, il semble <ju'on apjM'lle d'immenses multitudes. Puis, par une décharge générale de traits et de pierres, ils rendent impraticable le chemin de ronde, en tiennent éloignés les défenseurs ^ Alors, prenant rapidement l'ordre en tortue, mis ainsi à l'abri, ils s'ébranlent
sons, 4 à 5 m. en (iioyenne, plus de 10 m. sur les points faibles, et. en rev.inclic, • un simple ainoni-ellement de terre • « sur quelques points de dinicilc accès • {Itev. arch., 1808, I, p. 251 ; I" Mt'm., p. 12). Les remparts de Bourges devaient, sur les cùU'i accessibles de l'enceinte, sYlever à .30 ou 40 pieds (Vil, 24, 1). AUUttio mari h Noviodunum du Soissonnais (II, 12, 2).
1. Le fossé de Hibracle n'est pas continu (Ruiliot, p. 30 et suiv.); celui do Vo/ipidam des Adiinli()iu's non plus peut-<Hre (II, .32, 4), et peut n'avoir existé ((ue devant lu partie accussible de l'enceinU*. Il n'y en a ni & (jergovie (Vil, 40), m (i Bourges >VII. •". I; IS, 1), ni sans doutf d.Tjis l(»s oppidii vénétes (III. 12). m dans ceux des Volques (de Saint- Venant, p. 429). Ixililudinem fossx ù Novio<luiiu!ii du Soiss«)nnais (II, 12. 2; cf. à Pomiiiier>, p. 211», n. 3). On en a creusé un devant la muraille avanct^e d'Alésia (VII, O'J, îî). Tout cela devait «lépendre de la naluri* des lieux : on ne recourait pas aux fossés si les remparts longeaient un cscarpenienl ou des marécages.
2. Cf. de La Noc, p. 78-80. De Saint-Venant croit pouvoir signaler des tours ou rn tout cas des massifs faisant saillie (p. 430).
3. César n'i-n indique pas le nombre : II, 0. 2; 32, 4; III. 17. 3; VII, II, 8; 24. 3; TtH, i (|t> pluriel <lans le sens du ^illLMllier); 70, 7; 73, I.
4. Voyez avec quelle aisance on circule sur les remparts, VII, 47, T); 48, 2 et 3; la quantité de clioses qu'on y dispose. II, 211, 3. — Jusqu'à |)lus ample informé, je crois que les (iauluis n'élevaient un >erond rempart extérieur qu'au moment d'un Hiége, h litre provisoire, et seulement sur les points faibles; cL p. 2IU, n. G. Contra, ^c h II Ken, p. 30.
H. Ce qui suit d'après César. Il, 0, 2-3.
0. La «léfensc consiste à jeter «les rochers ou des poutres aiguisées dot>l les Assiégés ont fait provision sur la terrasse (II, 29, 3).
tous à la fois, et précipitent leur élan contre les portes et la muraille pour démolir ou escalader l'une, briser ou incendier les autres. Ce n'est pas un siège, c'est à peine un assaut régulier : on dirait plutôt une pesée ou une poussée de tous contre tous, assez semblable au heurt des phalanges sur les champs de bataille.
Aussi la place forte ne sera-t-elle que rarement, dans une guerre gauloise, un élément de combinaisons stratégiques. Elle ne jouera pas le rôle des redoutes ligures' ou des « tours » espagnoles-, lieux de retraite toujours prêts, nids d'embuscades, points d'appui d'escarmouches, qui brisent l'effort d'un adversaire, morcellent ses troupes, l'obligent à d'énervantes inquiétudes ^ Dans la guerre de sièges comme dans la guerre de marches, les Gaulois n'aiment rien tant que les rencontres de masses et les luttes par forces concentrées. La forteresse gauloise, c'est surtout le vaste enclos où, à l'approche d'un ennemi trop puissant, se réfugient une armée entière et tout son peuple, femmes, enfants, vieillards et biens, pour une résistance désespérée et un suprême jugement des dieux*. Et par là même, la chute d'une place forte, plus encore que la perte d'une bataille, signifie l'irrémédiable désastre, et la défaite de la nation %