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Gurgite Hhodani, Silius, .\V

9. Cfsar, V, 24, 1; 47, 2; .53, 3. Pont sur l'Aisne à Berry-au-Bac (II, 5, 6), lieu traditionnel du passage sur la route de Beiins à Amiens ou en l'Iandre.

10. I, 8, 4 (Bhône); 11, 0, 4 (Aisne); VII, .35, 1 (Allier); 50, 4 (Loire); cf. p. 232, n. 1, p. 254. n. 4.

11. 1,12, 1 (Saône); S. 4 (lUiône); IV, 10, S (Ilhin); cf. p. 232, n. 2, p. 21 1, n. 4 ri 6, et Diodore, V, 25, 5.

(Juclqurs points de passage étaient célèbres, et d'ailleurs bien choisis. Le gué de la Vienne à Limoges ' était exactement à mi-chemin et sur les lignes directes de Bourges à Bordeaux et dOrléans à Toulouse. On trouvait à Tarascon et Beaucaire, en temps ordinaire, toutes les embarcations nécessaires pour franchir le lUiône, à l'endroit où débouchait la grande route du l'ertus au mont Genèvre '. Les tratiquanls grecs connaissaient bien le passage de la Durance à Cavaillon', sur la route directe de Marseille à Pont-.'^aint-Esprit.

C'est de Pont-Saint-Lsprit, je crois, que partait également la voie de terre la plus fréquentée du Centre, par l'Ardéche. le col du Pal et le pays des Arvernes *. Et, voyant l'extraordinaire rectitude de la ligne suivie par les marchands, — Marseille, (.availlon, Pont-Saint-Esprit', le Pal, et ensuite les voies de l'Allier ou de la Loire, — je suis étonné de la précision avec laquelle cette ligne a été déterminée, du peu de souci qu'y provoquaient les traversées des lleuves et des montagnes, de la concurrence qu'elle faisait à la voie maritime et fluviale : et cela prouve de nouveau que ces hommes, Grecs et Gaulois, avaient au plus haut point la pratique et le soin de leurs routes, sachant réduire au minimum les pertes de temps et les lenteurs des transbordements \

Ces routes de terre étaient donc devenues, autant et peut-il^tre plus que les voies fluviales, les organes des rapports internationaux. Elles avaient, au même titre que les villes, leurs fonctions permanentes, leurs édifices j»r»»pres, leur existence religieuse. Aux points où elles arrivaient d'un territoire dans un

1. D'nprvs rnncirn nom de Limoges, Aunustorilam ; ri<um — • pu* • ou • \u\s- Mgo ..

2. Tito l.ivo. XXI.LTi, 8 : Ad vicinalem usimparataram, Polybe, lil, 42, 2. C.f. l. I. p. 464-0. 47.' :i.

;j. SlrnlH.n. IV, I. Il; l. I. p. 400.

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