ROUTES DE TERRE
tion aux marécages et aux bas-fonds de cette rive, devait être d'une longueur considérable'. Plus en aval encore, un autre avait été jeté sur la Loire à Saumur (?), et c'était un travail gran diose, vu la largeur du fleuve sur ce point". Eu amont, un troisième existait à Nevers^ Une traversée rapide du fleuve était donc assurée aux lieux où il coupait les trois plus grandes routes de la Celtique, celle du Maine à Poitiers et à la Charente, <!elle de Paris à Bourges et à l'Auvergne, celle de la Bourgogne au Berry : pendant tout le Moyen Age, le passage de la Loire se fera toujours aux mêmes endroits, qu'empruntent aujourd'hui encore les trois voies ferrées essentielles du réseau central. Sur l'Allier se trouvait le pont de Moulins*, construit malgré les caprices de la rivière, qui nV'st nulle part plus fantasque qu'à cet endroit, le désespoir des bâtisseurs de ponts des temps modernes'. On parlait, à l'époque de César, du pont du Rhône à Genève ^ : même au sud du confluent lyonnais, à Viviers ou plutôt à Pont-Saint-Esprit", les Gaulois avaient osé subjuguer les gouffres du monstre impétueux'. Nous ne savons rien de ceux qui pouvaient exister sur la Garonne. Amiens, autrement dit Samarobrive, devait son nom et son existence à un pont (Oriva) sur la Somme {Samara) ^
Là oîi les ponts manquaient, on utilisait les gués pour les moindres rivières'", les bacs ou les barques pour les larges eaux".