VI. - DU rflRENTES OIUGINKS DES VILLES
l/t'liulc des routes sur lesquelles circulent les liomim's est inséparable de l'cludc des villes, bourgades et villap's, dans lesquels ils s'arrêtent et se groupent. Ces roules, d'une part. servent h unir ces lieux d'habitation constante : elles sont, pour ainsi dire, créées par eux. Et inversement, elles en ciéent d'autres, et il se forme de nouvelles demeures humaines aux points importants de leurs parcours.
Nous avons déjà parlé, et (dus d'une fois, des villes et des bourgades '. Car chacun des modes particuliers de la vie humaine, social ou politique, militaire ou religieux, agricole, industriel ou commercial, s'e.xprime par des groupements de demeures v[ d." foyers : et chacun de ces groupements, au moins à ses débuts, représente, |>ar son aspect ou par son importance, le sentiment cl les habitudes qui l'ont fait naître. Les lieux bâtis de la fiaulo avaient donc des origines fort diverses,
I" Le régime de la tribu avait produit ces jxtiles capitales d'un pays (pii élaicnl les fnrten-sscs de refuge et les greniers pciiiiancnls de la population du district : Alésia, au beau milieu de la tribu des Mandubiens, les maîtres de l'Auxois. n'a pas été d'abord autre chose (jue la bourgade princijtale «le celle tribu'. — Le i)lus souvent, je crois, ces bourgades de pays remontent aux Icinps les plus Ininlains Ao notre histoire, tout au moins à ré|»n(ju(' qui a précédé l'invasion celtiijue*.
2' Puis, le réginie de la cité a formé ou dévcbq)pé des villes plus importantes, centres de tribus confédérées*. — fîeaucouj) de ces villes, ainsi ([u'Alhènes avant Thésée, furent d'abord d'antiques oppidn de « pays », apjielés à un rôle pré|)ondérant par lo choix des alliés ou la suprématie d»- biir li ibu : cl (•'csl le cas de
1. T. 1, p. 174 n ».; l. II. |>. IG, :i8-9, S8 cl sniv., 82, 214 cl suiv.