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DIFFERENTES ORIGINES DES VILLES. 24t
la rsarbonne des VolqueS; de la Vienne des Allobroges, de l'Arles des Salyens', sans doute de Bibracte chez les Éduens, de Gergovie chez les Arvernes, de Besançon chez les Séquanes, et d Avaricum (Bourges) chez les Bituriges". — Mais il semble aussi que certains peuples gaulois se soient créé des bourgades « neuves » pour devenir 1' « ombilic » du nouveau corps politique qui venait de naître : telles furent sans doute Xoviodunum, « la ville-neuve », chez les Suessions^ Mediolanum, « le milieu », Saintes chez les Santons*.
3° D'autres groupes de demeures étaient la conséquence et l'image de l'état social. Un grand nombre de bourgades, ouvertes ou non, ne comprenaient sans doute que la ferme ou la villa d'un noble, et l'ensemble des cabanes, de serviteurs ou de clients, qui s'étaient serrées antour d'elle : humbles seuils regardant vers la porte du maître". Tantôt, comme dans le Nord celle d'Ambiorix, la maison des chefs gaulois se dressait à l'orée des grands bois, à la lisière des terrains de culture, non loin des bords de rivières, abritée contre les chaleurs de l'été par la fraîcheur des eaux et des feuillages*. Tantôt, comme Uxellodunum, « la ville-haute » vassale de Lucter le Cadurque, la bourgade du noble se dressait, isolée par ses remparts et ses rochers, imprenable et fière, à peine dissemblable d'une ville capitale de cité ^
4" Les nécessités militaires des cités ont amené la fondation de nouvelles places fortes aux points stratégiques : qu'on se rappelle
1. Arles et Narbonne déjà cliez Aviénus (6S9 et 587; t. I, p. 175-G), mais, plus tard, ports principaux plutôt que chefs-lieux politiques; Vienne, ï^lrabon, IV, 1, 11.
2. L'ancienneté de ces oppida me parait résulter, d'une part, de leur nom, qui est preceltique (cf. p. 254), et, de l'autre, de l'excellence militaire de leur situation.