‹ Histoire de la GauleChapitre 314 sur 718 · IX. — rti:> N<>.MS DES LIEIX IIAriTES · texte numérisé non relu

IX. — rti:> N<>.MS DES LIEIX IIAriTES

Les noms que portaient ces réunions d'hommes révèlent aujourd'hui encore le premier motif qui les a créés, et presque le temps de leur création.

(ielles de ces villes qui paraissent les plus anciennes et qui sont en tout cas les plus importantes, portent, semhle-t-il, des noms de sources, héritage ordinaire des vieux idiomes ligures : Alesitty Nemausus (Nîmes), Avaricnm (Bourges), Arausio (Orange), Vienna, Bilractc (le mont BouvrayK je crois aussi Gergovia, ]'esonlio (Besançon), Livwnum ^Poitiers) V — A peino moins anciens, et sans doute tirés des mêmes dialectes, sont les noms qui s'appliquent aux villes de passage, Genalmm (Orléans) et Genava (Genève), Cabellio (Cavaillon) elCabillonum (Chalon), mots qui doivent signifier quoique chose comme port ou traversée •. — A celte dernière cat<''gorie de villes, la langue gauloise a fourni les noms en Orica, « pont » {Samarobriva, Amiens) *, et sans doute aussi en rllum, « gué p (Anderilum , Javols)*. — Puis, viennent les vocables tirés de la condition religieuse, économique, sociale et politique de l'endroit : Nemelocftina (Arras). « le bois-sacré » ou quehiue chose de semblable', Mcdwlaninn (Saintes), « le milieu » de la cité*, Noviodunum et fllbcrris, • la ville-peuve >', Xoviomagus, a le marché-neuf » ', Mcllosedum*

1. Voyez, pour Ions rrs noms, lloMer, cl cherrliez les mois similaires qu'il énumiTc; ici, t. l, p. 1 1; 17.

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