César, VIII, 32, 2 (egregie nalura loci munitum
4. 5 sur 28 noms de localités nommées par César dans la Gaule indépendante. Les deux mots qui entrent le plus dans la composition de villos gauloises sont ceux de -dunum =^ • opiiidum ■■ et de -magus =: • J'oruni • ; et après, je crois, de dams = • viens • .
5. Bulliot, Fouilles du mont Ucuvray , 2 v., 1800 ; Détlielette, L'Oppidum de DihracU; [1903].
neuves », (les rues tracées au cordeau, des places régulières, des édifices aux façades de pierre, des choses b;\ties avec art et amour et faites pour durer. Tout en acceptant la vie municipale, les Celtes ne pouvaient encore lui donner l'aiinablc et solide enveloppe dont la Grèce a su la parer. La pierre ne devait entrer que dans les constructions de l'enceinte militaire : aussi, à part quelques pans du mur extérieur, ne nous reste-t-il aucun vestige authentique d'une ville gauloise'.
Les plus grandes et les plus fameuses de ces villes, Gcrgovio et lîihracte, étaient, sans aucun doute, les plus dépourvues d'aj^rément et de beauté. Elles s'élevaient à plusieurs centaines de mètres au-dessus de la plaine-; on n'y montait que par des chemins escarpés, raidillons serpentant sur les lianes de la montagne^ : des bords du plateau (jui portait la ville, on apercevait à ses pieds précipices et ravins, et de noires forêts pleines (\r bétos dangereuses*; au loin, les campaj^nos, les ruisseaux ot les villages de la plaine et des vallées apparaissaient comme un momie dilTérent, vivant dans le calme et le bien-ôlre sous un ciel |diis doux. Car, sur ces hauteurs de Gergovie et du mont lîeuvray, le climat était fort rude, et, l'hiver, l'àpre bise ne -'arrêtait que pour faire place aux tombées désolantes de nrigo et lie pluie. Ces vastes j)Iateaux avaient bien d'autres désavantages : les sources ne paraissant pas sur le sommet de la mont.i::iie, il fallait les chercher d'ordinaire sur les flancs, en dehors et au j)ied de la cité, et quelquefois tout en bas, au niveau mémo (le la plaine ^ L'immensité de leur étendue empêchait les hommes et les maisons de se raiiprocher, de se grouper avec rmilre d
1. Il iiir somlilo Ilirn «luaii mont lloiivrny Ia presque tolnlit<^ dos cnn>lruclion9 fil pitTH' nulrcs (inc le n>iii|inrl, stinl posU-riiMiros & l'ariivcr dt- ("("-snr (rf. |tiH<hcl.lt»'. p. 42). Cf. rh. VIII. S Kl. p. 3IU cl ».
2. Le point culminnnl do «Jcrjnivio ost h 744 m. (carie de rÉIalMnjor), de Uibracl« ou du mont Houvrny h S22 m. (Docliolrlti-. p. 23).
;i. Cf. C.osnr. VII.' :I0, I.