I. - MARI^CAGES TT FOHrTS
Quo\ que fût le nomlno dos routes tracées et des ajzglonurations humaines, les Gaulois n'appliquaient pas encore leur t-ner^ie à transformer leur pays, à lutter contre la fort-t et lo
1. Dickson, De l'Agriculture des An-irns, Ir. (T., 2 v.. 1S02 (Iris sommaire); Cambrv-, yotice sur rwjriculture des Celtes et des Gimlois. ISrtrt (médiocre); Le Grand d'Aussy, Histoire de la vie priv/e des François, édil. de HoqueTort, 181.%, 3 vol.; Delaherperie, Histoire de l'wjrirulture franrnlse, 1SI5; Heynier. /)<• l't'conomie publique et rurale des Celtes, 18IS (capital); Moroau de Jonnés, Statistique des peuples de l'Antiquité, 11. 1851, p. 034-081 ; C.ancalon. Histoire de ingrieulture, etc., 18.'7, 1, p. 08 et ».; Hopet de Bellopuct, 111, 1808, p. 4."»0 et suiv. ; nesjardins. Géographie, I, ISTO, p. 408 et suiv.; Schayes, I, 18.^8, p. .^6 et suiv.; de Ilinp, Les Tombes eeltiques, 2* éd., 1859; n. fasc, 1801; 3' f., 180,5; 4* f., Tombes eeltiques de l Alsace, 1S70; Castan. Ixs TomMles... d'Alaise, dans les ,W/moirrj de la Soe. d'émulation du l>.,:J <, 18.'8 et s. ; Chantre, Premier Age du fer, 1880; Flouesl. ^otes pour servir à Vétu>lr >ie la haute Antiquité en Hourgogne : [1], Semur. 1872 {Soc des Srienres, 1871); II. 1873 {Itev. arch.); III, Semur, 1874 (.«îoc.. 1873); IV. Semur. 1870 (.Soc, 1875); Fourdripnier. noul>le Sépulture gauloise de La C^irge-)teillet. Paris, 1878; Moreau, CoUeclion Caranda (Album Caranda), 1877-03; Quicherat, Hisl. du eostume en Franre, 1877, rli. 1 ; du C.lcuiiou, L'Art national, 1882; Perron, Les Tumulus de la vallée de la Sa'me iupérieure, lieu, arch., 1882, I; Niçoise. I.'l'poqur gauloise dans le dép. de la Ma-ne,
MARECAGES ET FOUETS. 26Î
marécage. Le travail consistait chez eux à exploiter la nature plutôt qu'à conquérir sur elle '.
Les marais - étaient protégés peut-être par l'oubli des moyens de dessèchement; ils l'étaient en tout cas par les services qu'ils rendaient en temps de guerre. Ils servaient d'abris aux campements gaulois ^ ils doublaient la défense de quelquesunes des plus grandes forteresses, comme Avaricum*; c'est souvent derrière de longues et larges étendues palustres que les armées attendirent l'ennemi', et les marécages du Nord contribuèrent plus que la valeur des hommes à retarder la conquête romaine chez les Eburons, les Morins et les Ménapes'.
Les forêts ' présentaient les mêmes avantages militaires : elles étaient, comme les palus, les plus sûrs des enclos en cas de danger', les plus utiles des frontières en temps de guerre'. Et, en plus, il planait sur elles le respect qui s'adresse aux plus anciennes demeures des dieux'" : elles donnaient asile à des assemblées de prêtres, aux colloques entre druides et néophytes", aux réunions solennelles des conjurations militaires'*;
1884; Mord, La Champagne souterraine, Reims, 1898 (1876 et s.); Voujra, Les Helvètes à La Tène, Neufcliàtel, 1885; Gross, La Tène, 1880; Reinach, Musée de Saint-Germain, Catalogue, 3" édit., [1898J; Guide illustré, [1899], p. 27 et suiv.; Bulliot, Fouilles du mont Beuvray, 2 v., 1899; Décheletle, L'Oi'piduin de Dibracte, [1903]; [Smith et Read], Brilish Muséum, A Guide of the Early Iron Age, 190o; Hubert, La Collection Mareau au Musée de Saint-Germain, Hev. arch., 1902, il; 190G, II; Romilly Allen, Celtic Art in pagan and Christian limes, [1904]; Vauviilé, Mém. de la Société des Antiquaires^ 1900, p. 1 et s.; et les travaux cités t. I, p. 370, n. 2.