Le gui, Pline, XVI. 249-251 ; p. 100-7, p
7. Slaphylodendron, XM, r)9 (stafihylea pinnata L.). faux pistnrliier.
8. Qu'on recueillait sur les arbores <jlandiferx de la Gaule, XVI, 33 (surtout en
264 LE TRAVAIL DE L'ilOMME.
Les indip'nes avaicitt fait depuis lon^Heinps rcxploration pratique et iiiiiuitieuse de leurs forêts', et il est possible que les marcTiiiiids j^'recs les aient aidés dans celte tâche-. Mais c'était peut-ilic a l'élevage qu'elles rendaient le plus de services.
Les sous-hois de fouj^ères et d'ajoncs, les feuillages et les fruits des arbres, offraient la litière et le pâturage aux troupL'aux qui pullulaient dans la contrée, porcs innombrables cl toutes les variétés des bestiaux au pied fourchu'. Les voyageurs venus du Midi s'extasiaient sur les multitudes de pourceaux qui erraient librement à travers les champs de la Gaule, bêtes étonnantes de grosseur, de force et de rapidité, et que Ion disait iiiécliaiites comme des loups* : glandées et fainées étaient leur pâture ordinaire, et l'extraordinaire abondance des porcheries gauloises, Texcellence de leurs produits, s'expliquent surtout par les vastes bois de hêtres et de chênes qui couvraient tout le pays*.
L'homme, pour tous ces motifs, ne prenait point peur de la forêt. Klle avait, outre ses visiteurs et ses passagers, prêtres et veneurs, ses habitues et ses habitants, résiniers, charbonniers*, bûcherons et bergers. Des sentiers de prières, de chasses,
Dauphin^? Lonz, p. 7.'>S. d'npros Cliorier, 1, p. 58); cf. les n^servcs de Maltliiolc, p. 82, cl de Vàf, éd. de IMine, t. X, p. 207 C'eUiil un produit de ni^'nie espèce «lue le sphai/nos, ipliarox ou bryon, ou • poil • de cliéne, utilisé dnus les l>ains et les tisanes (XII. KIS; XXIV, 27). — Ajoutons, dans cet ordre d'idées, le» propriétés loxii|ues nttriliiiées pnr les (ïaulois ou bois el nux baies de l'if, et d'oilb'urs en partie fondées (César. VI, :}l, .T; IMine, XVI, r^O■.cï. Lenz. p. 388; Fée. l. X. p. 222-.1).
1. Sur les dilTereiites essenres connues des forêts de la (laule, voyez, outre celle» que nous venons d'indii|uer, t. I, p. U.~) el suiv. ; ajoutez : le • saule gaulois •, Unuissiiwi (l'Iine, XVI, 177; CÀ)lutiielle, IV. .'«•, 4); le cytise des Alpes ou nuluiur, cytisus lalmrniiin L. (XVI, 7(i). iJans la forél sacrée d<'s environs de Marseille, Lucain (III. 440-2) place des yeuses. îles rouvres, des aunes, des cyprès et des ornes, el je ne suis pos sur que ce soil fantaisie de poète. La Gaule ne possédait «iiirs ni cliéiies-liépcs (XVI, 34), ni platanes, scmble-l-il (Mine, XII, 0).
3. Strnhon. IV, 1, 2; 4, 3. AjouU-z les abeilles. Diodore, V, 20, 2; V, 14, 1 el :}.