‹ Histoire de la GauleChapitre 354 sur 718 · Strabon, III, 2. 13; Justin. XLIV · texte numérisé non relu

Strabon, III, 2. 13; Justin. XLIV

5. Ct-sar. III, 29, 2; VI, 3. 2; VI, 0. 1; VI. 35. 6; VIII, 24, 4. Remarquez qu'à propos de ces quatre peuples César donne d'ordinaire la formule mngno i>ecori$ numéro : l'élevage en grand avait donc déjà commencé dans la Flandre et les Ardennes; cf. Strabon, IV, 4. 3, et ici, p. 282. n. 11.

6. Vil, 17. 3; Vil, 56, 5 (le long de la Loire vers Nevers); VII. 71. 7 (Auxois^ : copia dans les deux derniers cas. ."^tralxm signale encore les pAlurnges du Comlal «l de la plaine du Flhrtne. entre Avignon et Oranire (c^'oxo;, IV, 1, 11).

7. Tite-Livo. XXI, 33, 11; Polybc, III, 51, 12. Cf. t. I, p. 482.

ELEVAGE. 28!

Les proportions des différentes espèces ne devaient pas être les mêmes que de nos jours. Il y avait moins de bêtes à cornes, le bœuf et la vacbe étant destinés au labour et à l'industrie froma^ère, et ne donnant pas, au moins en temps ordinaire, la viande de boucherie '. Mais les porcs, qui la fournissaient le plus souvent, pullulaient sur tout le territoire : ils ne formaient pas, comme de nos jours, de petits groupes voisinant autour des fermes, mais des troupeaux errant et couchant librement dans les champs et sous les bois-. C'est peut-être le nombre des bêtes à laine qui a le moins varié : assurément moutons et brebis ne servaient pas à l'alimentation, mais la laine régnait alors sans partage dans l'industrie drapière^

Qu'on songe à l'importance de ces deux choses dans la vie d'alors : la viande de porc, l'élément favori des peuples de ce temps ; la laine, leur vêtememt traditionnel \ La Gaule avait l'une et l'autre en surabondance. Elle excellait dans l'art de tirer profit des deux richesses qu'on disait les plus utiles à l'homme.

Les races et les centres d'élevage, autant qu'on peut en juger par certains indices, étaient à peu près les mêmes que ceux de maintenant. Dans l'espèce bovine, on signalait les vaches laitières de la Tarentaise", du Gévaudan^ de la Némausenque^ connues

1. Pline, VIII, 187, et ici, n. 5-7; cf. cependant Strabon, IV, 4, 3.

2. Strabon, 'ïV, 4, 3, à rapprocher de Polybe, XII, 4, 8 ; ici, p. 2G4. Sur celte décadence de l'élevage des porcs, qui commentait peut-être de son temps, cf. Olivier de Serres, p. 332 et suiv.

3. Pline, VIII, 187, et plus loin, p. 298-0; cf. cependant Strabon, IV, 4,3.

4. Golumelle, VII, 2, 1; Pline, VlU, 187; Varron, R. r., II, 4.

3. Pline, XI, 240 (Alpes Ceiitronicx, Tarentaise). II s'agit, sans aucun doute, des ancêtres de la race tarine (cf. Ministère de l'Aijricullure, Annales, 1902, p. 338 et suiv.), formée autour de Mouticrs, race petite, de viande médiocre, mais très travailleuse et très bonne laitière, ce qui correspond fort bien à la description faite ailleurs par Pline de la race alpine (VllI, 179, plurifnum laclis Alpinis quibus minimum corporis). Hannibal trouva, à l'entrée de la Maurienne, beaucoup de «botes à joug- (^Polybc, 111,51, 12).

6. Pline, XI, 240 (cn^eo... Lesurx Gabalicique pagi[7]). Est-ce la race d'Aubrac, qui occupe aujourd'hui ce pays? ou ne serait-ce pas plutôt celle de Salers (Cantal), bien meilleure? Il serait possible, d'ailleurs, que Pline, qui dislingue ici entre le fromage de Lozère cl celui de Gévaudan, ait fait allusion a Tune et l'autre; cf. Ann., 1902, p. 344 et suiv.

7. Pline, XI, 240. Sans doute Tarrond asement du Vigan, où pénètre la race JuLLiAN. — Histoire de la naulo. T. II. — 10

aujuurd'iiui encore, et dont les qualités propres ont été d'âg^e en âge maintenues par les éleveurs du pays '. — Les Italiens, habitués aux porcs de petite taille, regardaient avec stupéfaction les verrats de la Gaule, gros et robustes comme des fauves* : c'était la race de maintenant, qui peut en cITet produire des individus fort redoutables'. C'est en Franche-Comté*, en Flandre*, dans le Coinlat*et en Cerdagne" qu'on les élevait avec le plus de soin. — Ilnfin, l'espèce ovine de la (îaule devint tris vile fjimeuse à Home même* : elle donnait une laine rude, créjiue, mais serrée et résistante', ce qui est demeuré la caractéristique ordinaire de la plupart dos races françaises'*. Au temps de César comme maintenant, d iimuenses troupeaux paissaient dans les régions du -Nord, dans les Flandres et les Ardennes"; alors comme

d'Auhrac, Ann., p. 3.")). — La présence aux abords <lc Ncverâ de copia peeoris fait sonjror à la rare cliarolaise (César, VM, 50, 5). — L'élevage chez les Frisons csl mentionné par Tocitc, Ann., IV, 72.

1. Galtici (tiuri) cliez Varron, /? r., IL 5, 9, s'applique ii la Circumpadanc.

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