Cf. plus haut, p. 229 et suiv., p. 234 et suiv
6. « Le cheval percheron est un produit sélectionné du sol », dit Vallée de Loncoy, qui d'ailleurs ne consent pas h lui donner plus de deux siècles d'existence {Le Cheval percheron, Nogent-le-Rotrou, l'J03, p. 3). On aurait trouvé cependant un crâne de percheron dans un gisement préhistorique (Piètrement, Races, p. 5). Dans le sens développé ici, du Ilays, Le Cheval percheron, [s. d.], p. 21-6. — La question du cheval boulonnais est plus incertaine encore. — En ce <|ui concerne le cheval germanique (cf. p. 278, n. 5), il semble bien qu'il ne dilTérAt pas de ce qu'il est aujourd'hui (Piètrement, Races, p. 5-6, 16). — A titre de comparaison, remarquez en Afrique la persistance du type du cheval indigène, Bertrand, HuU. arch., t'JOC», j) 3-31.
7. Chevaux sauvages, dit Strabon, IV, 0, 10, de ceux des .Mpes; pour ceux des Pyrénées, III, 4, lô, où il ne parle, il est vrai, que dtî l'Kspagne. Haniiihal en prit un fort grand nombre 4 son entrée en Mauricnne, Pol., III, 51, 12; cf. t. I, p. i,S2. A remarquer l'absence de cavalerie chez les Nerviens, Hainaut, Barai (César, II, 17, 4 1.
280 LE TRAVAIL DE L'ilOMME.
romain, les mules gauloises', et notamment celles de la région du Rhône, si intelligentes et si soumises que la parole humaine suffisait à les conduire'.
L'élevage des chevaux ne faisait tort nulle part à celui des autres animaux de ferme. Grâce à l'abondance de ses pâturages, la richesse de la Gaule en gros et petit bétail fut toujours comparable à sa richesse en céréales'. Si elle ne nourrit jamais les innombrables troupeaux de Géryon, réservés à l'Andalousie*, chacun de ses peuples avait sa part nécessaire de bètes à laine ou de bètes de boucherie : en cela comme en tant d'autres choses, elle était un pays de vie aisée et harmonieuse, où tout se rencontrait dans de justes rapports. Il n'est point de région où César ne mentionne les troupeaux à cAté du froment, aussi bien dans le Nord, chez les Nerviens, les Kburons, les Morins et les Ménapes', que dans les contrées les |)lus fertiles du Centre, autour do Bourges, de Nevers et d'Alésia^ Ilaniiibal avait trouvé force bestiaux et bétes de somme dans une bourgade perdue à l'entrée de la Maurienne^
1. 'll|i:ovoi ra).aTixa: dans Pliilaniup, De ciipid. div., 2, p. ri24 a, peut se rnppiirUr ù la Gnule aussi bien qu'à la Galatio. On a rapporté ù IVIcvape du mulel le dieu Mtillo (C. l. L., XIII, I, p. 493), cf. Heinnch, Cultes, I, p. C4 : mais ci-la esl bien hypoliiétique. Je ne crois pas le inulcl d'imporlalion prec(]ue (l. I, p. 396, n. 2).
2. Claudien, Carm. min., 22 (."jl . Les deparlemonls qui produisent aujourd'hui \a plus de mules sont Gard, Drôme. Vaucluse, Hasses-Alpes (cf. .Min. de l'Agric, Ann., 1902. p. 600-4). Les plus célèbres sont celles du Poitou, dont je ne peux trouver aucune trace avant le haut .Moyen Apc (cf. Ayrault, De l'Industrie mulassiire en Poitou, Niort, ISOT, p. ,% et s): mais il ressort du moins des textes médiévaux que celle industrie n'est pas, comme on le dit couramment, d'origino moderne. — Le texte dWrislote sur l'absence d'Anes en Celtique (t. l, p. 228, D. 3) ne peut s'appliquer qu'aux pays de la Hasse .\lkmairne, et je doule fort que l'àna soit d'importation romaine (hypothèse de Heynicr. p. 512-4).