CHASSE ET CHIENS
la Gaule et en Espagne même^ Mais les terres et les rives les plus lointaines de la contrée avaient aussi leurs attraits dans ce genre de chasse : on se passionna plus tard pour les oies blanches sauvages des bords du Rhin , au plumage fort estimé ^ et on s'étonna du pélican à la poche monstrueuse, qui vivait encore sur les plages désertes de la Flandre et de la Hollande ^ Dans le Midi, le butor passait sur les plaines de la Camargue, imitant de son cri le mugissement du taureau*, et, par les bois et les champs de toute la Gaule, les alouettes remplissaient l'air de leurs chants aux journées printanières où la nature se réveillait".
Passion pour la chasse, élève de chiens étaient choses inséparables*^. Les Gaulois avaient le plus beau gibier et les plus beaux chiens de l'Occident \ Ils tenaient à leur espèce au moins autant qu'à celle de leurs chevaux, et ils la perfectionnaient de toutes les manières, jusqu'à la croiser avec des loups pour lui rendre sa férocité ".
On en distinguait trois races principales. — Les « vertragues »
1. Pliiip, X, 133 : Allajen lonias. Tctrao bonasia L.(Littri'). — Il y a souvent doute ïur ridcntincntion des espèces de Pline avec les espèces modernes: cf. tfisl. nnt, des Oisea ix (Buiïun), il, éd. de 1771, p. 191 et s. ; Cuvier, notes ix Pline, éd. Panckoucke, t. Vil, p. 407-8.
2. Pline, X, 53-4 : il donne le nom indigène, ganta, conservé en allemand. • Hollande, Ilainaut, Artois... pays où les oyes sauvages... font leur principal repaire »; Estienne et Liebault, L'Agriculture et Maison rustique, éd. de IGOO, p. 29.