CHAPITRE II
I, Institutions politiques de la tribu. — II. Lutte entre les régimes de la cité et de la tribu. — 111. La royauté de la cité. — IV. La magistrature. — V. Le.s sénateurs. — VI. Le peuple. — VII. L'administration. — VIII. Chefs-lieu.x ou capitales.
Même groupées en peuplades, les tribus conservaient une certaine autonomie : à aucune époque de sa vie, et sous n'importe quelle de ses formes, la société gauloise n'accepta jamais sans condition et sans regret des devoirs d'obéissance.
La tribu avait toujours ses institutions propres. Mais elles nous sont à peu près inconnues. Ce que nous savons de l'histoire de la Gaule n'est qu'un récit d'événements militaires : or, en temps de combat, les tribus décidaient et agissaient rarement par elles-mêmes, la peuplade seule paraissait : car sa principale mission, comme celle des ligues du nom latin ou du nom samnite, était de faire des alliances d'étendards pour la marche et la bataille -.
1. De lîurigny, HisL. de l'Ac. roy. des Inscr., XL, 1780, p. 31 et s.; Sclierrer, Die GalUer und ihre Verfassung, Heidelherg, 1805, p. 1-17, 03-72; de Belloguet, Etltnogénie gauloisi, 111, 1808. p. 404-420; Desjardins, Gaule, 11, 1878, p. 538 et suiv.; Bullint et Roidot, La Cité gauloise, 1879, p. 30 et suiv., p. 193 et suiv.; Lefort, Les Jnslitulions et la Législation des Gaulois, Rev. gén. du Droit, IV, 1880, V, 1881 ; Hrauniann, Die Principes der Gallier und Germanrn bei (Ixsar und Tacilus, Berlin, 1883; Fustel de Coulanfres, La Gaule romaine, 1891, p. 8-21.