‹ Histoire de la GauleChapitre 38 sur 718 · Cf., en Germanie, César, VI, 23, 4 et a. Cf. p. 19 et · texte numérisé non relu

Cf., en Germanie, César, VI, 23, 4 et a. Cf. p. 19 et

38 INSTITUTIONS POLITImLES.

Mais même sur les sentiers et les champs de lutte, la tribu se mouvait encore avec une liberté réelle au milieu de ses confédérés. Lorsque les Helvètes, en 08, quittèrent les vallées de la Suisse, leurs quatre tribus marchaient séparées les unes des autres, et César a pu les attaquer isolément. La tribu celtique a ses enseignes, ses honimes campent et combattent ensemble, elle constitue, dans une armée, lunité de combat'.

Ces antiques groupements humains, consacrés par des siècles d'existence commune, ne perdaient pas leurs sentiments d'amour-propre et les souvenirs de leur histoire. On racontait que les lusubres de Milan étaient une phratrie détachée de la tribu éduenne de ce nom*; les maîtres de Novare en Italie passaient pour être des émigrants de la trii)u des Verlacomacores, qui faisait partie de la j)eupla(le des Voconces'. Il est possible que ces récits fussent mensongers. Mais ils montrent que la tribu, môme incorporée dans une nation, y conservait ses tratlitions ou ses légendes.

Elle demeurait <in organisme politicjue, religieux, économique, l^n lieu de refuge principal, d'ordinaire au milieu de son domaine, offrait à ses familles, en cas de danger, la protection de sa hauteur et de ses remparts : Alésia, avant de servir (le citadelle ;\ la Gaule confédérée, fut l'abri central de la petite tribu de l'Auxois, les Mandubions*. Le « pays » conservait toujours son grand marché* et son sanctuaire commun*, situés sans doute l'un près de l'autre' et souvent tous deux, j ima-

1. César, 1. 12. 1-7; I, 27, 4; VII. 04. 0; cf. Rev. des tit. anc, !901. p. SO-3.

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