Strabon, IV
4. Varron, R. r., II, 4, 10 (peut-être aussi les environs de Marseille; cf. p. 282, n. G) : la charcuterie d'Aviu-non et de Tarascon est encore célèbre; Martial, XIII, 54; Strabon, 111, 4, 11 et IV, 3.2. On distinguait le jambon ou jambe entière, pcrnn, et le jietwio, qui en était un filet ou une tranche fraîche taillée dans la meilleure partie (Athénée, XIV, 75, p. 657); succidiœ parait désigner toute charcuterie (Varrnn, 11. 4, 10).
5. Cf. IlulTel, I, p. 3.ji-j. Je ne sais si on utilisait le sel de la région de Salins : il ne serait pas impossible, cependant, de voir une allusion aux salines de la vallée de la Saône dans le De Jluviis, G, 3.
l'envahissement des marchés de Rome et d'Italie par les produits d»' la charcuterie transalpine'; car c'était, disait-on, o la plus h«'lle de toutes » ■.
Coiiune autre aliment d'oriirine animale, les Gaulois »onnaissaienl le frumaj^e, de vache bien entendu. On estimait fort celui de la race tarentaise et celui de la race de Lozère; le premier était, semM< -t-il, une façon de gruyère', le second, une sorte de (aiil.il. .Mais pour celui-ci, les indigènes ne savaient point le conserver, ce (jui devait faire un jour le désespoir des gourmets romains ^
Les plus riches seuls buvaient du vin, (ju'on importait de Marseille ou d'Italie'. Comme boissons indigènes, on avait le lait ', rh)(lromel ', et surtout la bière. De celle-ci, il existait un assez grand nombre de variétés : car les Gaulois en fabriijuaient avec toutes sortes de céréales". La plus connue et la plus estimée était celle d'orge, que quehpies-uns mélangeaient avec du niiel, que d'autres même relevaient par du cumin*. Ils produisaient aussi une façon de vin en faisant cuire dans du moùl les baies ou le bois du pisl.ichici-lentisque '" : cela no valait