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Pourvues peut-être, parfois, de véritables manches

5. Cf. Marquardt, Privalleben, p. 549. La saie à capuchon est \e'bardocucullus (Martial, I, 53, 5; XIV, 128). lille était souvent extrêmement courte, simple pèlerine qui ne tombait guère plus bas que les épaules. On fait de cacullus (« capuchon ») un mot d'origine gauloise (Holder, I, c. 1183) : le français « cagoule », dit-on, viiînt de là. Cf. S. Reinach, CucuUus, Dict. des Antiquités.

() Cf. les notes précédentes, 1-5, et p. 296, n. 3. Les avantages de ces vêtements conformés sur le corps (à manches et à capuchon) sont bien indi(iués par Colu- Bulle {magis utilitcr quam délicate, etc., I, 8, 9).

7. Les Gaulois paraissent avoir usé de plusieurs sortes de chaussures : 1° les sandales, qui portaient leur nom, gallicx (Cicéron, Philippiques, II, 30, 70, Aulu- C'îih-, Mil, 21, G; cf. Reinach, Bron;es, n°' 149. IGO; Lafaye. Dict. des Ant., au iiidl HuUica); 2" des espèces de chaussons (Reinach, id., p. 142, I4l, 146, 152, 153); 3" peut-être aussi des brode(|uins à guêtres (Reiimch, p. 139). Ils avaient en tout «as d'excclIcMites chaussures de montagnes, et Hannihal en lit provision chez les Al'obroijes (Polybe, 111, 49, 12). — Comme coiffures, il faut citer, outre le capuchoa

JuLUAN. — Histoire delà Gaulo. T. II. — 20

Ce qui fît la vogue -de ces vêtements, ce fut, non pas seulement leur forme à demi collante, mais encore la nature de leur drap. Ils étaient en laine du pays, et si solidement tissés', si souplt's et si ré.>istants à l'usage, qu'ils devinrent fort vite populaires parmi les soldats et les travailleurs, chez tous les gens de plein air et de fatigue*. On parlait des manteaux de Gaule comme on parle aujourd'hui des cotonnades anglaises. Quand Jlannibal traversa les terres des Allobroges, il se procura pour son armée une bonne provision de chaudes étoffes'. Les meilleures étaient jugées celles de la Saintonge*, du pays de Langres^ de la Franche-Comté' et de l'Artois" : mais la production drapière fut générale, et chaque nation avait ses foulons et ses tisserands.

de la saie (cf. p. 207, n. 3) : 1° le bonDet conique revêtu de métal (cf. p. 107, n. 1); 2* l'espèce de bonnet à double éUiçe que portent les nautx Parisiaci (Musée de Cluny); 3' les chapeaux à très larpes bords que portent les Déesses-Mères du Nonl-P'st (Ihm. Donner Jahrliicher, I.XXXIII, p. :18. 44-7, pi. 1-3 . Toutes cescoiiïun-s devaient rtre en feutre ou en cuir. Elles ne sont pas sans anahttrie avec celles des personnages figurés sur les monuments de l'époque de IlalUtalt ou préceltique (Zannoni. OU Scnvi délia Certosa, pi. ;iô). Klles peuvent avoir été. à répo<iuo classique, surtout relijrieuses, et partant, des survivances d'anciens temps. — Nous no connaissons que par les nionumenU rallo-ronmias les costumes do femmes. Cependant, en s'aidant surtout des bas-reliefs des l>ée*ses-Mères (cf. Ihm. Donner Jahrbû' cher, LXX.Xlll, p. 3S et pi.), on peut conjecturer qu'elles portaient peut-être une chemise, en tout cas une tunique ou une robe descendant aux talons, et un manteau à larges et longues manches attaché sur le devant par un nœud, un boulon ou une flbule. Elles devaient aiissi porter une sorte de voile totiibant sur leurs épaules. — Cravates ou foulanls chez les hommes? — Et en tout cela,. coilTures et vêtements, ce sont les habitudes m;>dernes qui s'annoncent.

1. De tissus de laine trouvés dans une tombe gauloise, on a dit que • leur exécution atteste une certaine habileté dans l'art du tissage... C'est un croisa, analof-Mie à nos mérinos actuels • (Perron, Dev. arch., 1SS2, I, p. OS).

2. ^tratxm, IV, 4. 3 (je ne peux croire que ce paragraphe ue vise que le» Belges) Cf. p. 207. n. 2 et C.

.1. Polybe. III, 49. 12.

4 M.,::i.il. XIV, 12S (bard.>cuculles).

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