‹ Histoire de la GauleChapitre 382 sur 718 · L'HABILLEMENT · texte numérisé non relu

L'HABILLEMENT

noiinos par une ceinture, pourvues de longues manches, et ne s'iirrêtant qu'aux genoux*; les saies ou manteaux-, agrafées sur la poitrine ^ percées d'amples emmanchures*, et munies sou V. ut d'un capuchon qu'on pouvait rabattre sur le dos ou rclcxcr sur la tête^. L'ensemble formait un costume que les Boiiains ont pu trouver inélégant, mais il était si commode et si utile qu'ils l'adoptèrent eux-mêmes % et que grâce aux Gaulois, il s'est imposé au monde moderne ^

mon en 225 (Polybe, II, 28, 7 et 8; 30, 1). Le pantalon allait jusqu'à la cheville, et était parfois attaché à la chaussure (iJeinach, Bronzes, p. 138, ce qui est peut-être la forme la plus ancienne, conservée dans les figurations de divinités). Chez certains peuiik's du Rhin, il était plus ample (Lucain, 1, 430). Bien que l'expression de Gallia bracata ait été réservée à la Gaule narbonnaise (Mêla, II, 74; etc.), tous les Transalpins étaient vêtus de pantalons (Strabon, IV, 4, 3; Diodore, V, 30, 1). Le mot braca est indigène (Diodore, i. c. ; Holder, I, c. 501-5); « braies » en vient. — Étudier, pour toutes ces pièces du costume, les bas-reliefs de l'époque gallo romaine.

1. Diodore, V, 30, 1; Strabon, IV, 4, 3 (o~x;(7toù? -/sipiSi.iTou;); statuettes dites de Dispater, Beinach, Bronzes, p. 137-185. Il est probable que la saie remplaçait parfois la tunique (cf. Polybe, II, 28, 8).

2. Polybe, II, 28, 7 et 8; 30, 1 : dans la môme circonstance que les braies (cf. p. 290, n. 3). Dans la Gaule transalpine : Diodore, V, .30, 1; Strabon, IV, 4, 3; Pline, XVI, 251; César, V, 42, 3 (saguluin). Le mot sagum paraît d'origine indigène, mais il a dû pénétrer de très bonne heure chez les Latins, comme le vêtement lui-même (Caton, De agricullura, 59; autres textes, Holder, II, c. 1289 et suiv.). — La caracalla est une variété de la saie (cf. Mau, Encycl. Wissowa).

3. Et sans doute souvent, boutonnées ou attachées jusqu'en bas. César signale (VII, 50, 2) que les Gaulois soumis à Rome agrafaient le manteau sur le cùlé (Jroil, par opposition sans doute à la coutume nationale. J'ai peine à croire que le manteau gaulois n'eût point d'agrafe (sic, Ferrarius, De re vestiaria, 1054, II, p lit; Hettner apud Pick, Monalschrift, VII, Trêves, 1881, p. 8; Marquardt, Privalleben, p. 549) : cf. knmopno-jwza.:, Diodore, V, 30, 1.

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