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classes se coloraient hr chevelure en rouge ou en blond fauve, à l'aide soit de l'eau de chaux ', soit d'une sorte de savon d'invention indigène*. Un noble gaulois resplendissait toujours de l'éclat des deux couleurs souveraines*.
Aussi l'art de la teinture était-il fort avancé chez ces peuples. S'ils ignoraient la pourpre du murex, ils avaient découvert la plujtart des teintures végétales, le violet de l'airelle*, la pourpre de la jacinthe *, le bleu noir du pastel *, que l'indigo seul a pu remplacer, et d'autres encore : ils possédaient le secret, disaient les Anciens, d'imiter avec le suc de leurs herbes les couleurs que l'Orient demandait à ses coquillages, et, récoltant paisiblement dans leurs camj)agncs les plantes industrielles, « ils n'avaient pas à braver les dangers de la mer pour lui arracher ses richesses » \
l^a plèbe ignorait, je suppose, ces raffinements du costume.