‹ Histoire de la GauleChapitre 388 sur 718 · Diodore. V, 28, i (tiTivo-j à7;ozAv;iaTi · texte numérisé non relu

Diodore. V, 28, i (tiTivo-j à7;ozAv;iaTi

2. Pline, XXVIII, 191 : deux espèces de savon, niollo cl liiniidc; il «Hait fait a laide de cendre véjri'ialc (de lièlre surtout) et de suif (surtout de chèvre, cuprino et non carpino?) : Iteynier (p. 327) croit qu'il s'atrit non pas de cendre, mais de potasse extraite de la cendre vé^rétale. Varron (1, 7, 8, copié par Pline, XXXI, 83) dit <iu'on préparait le sel dans le nord de la Gaule en jetant de l'eau salée sur des charbons brûlés : il s'apirnit encore de la fabrication de la potAsse, mal observée. Je pense que Reynier n raison. — Le mot sapo est d'oriirine gauloise (Holder, II, c. 1:J00-I); mais, comme on le voit, il ne désignait dans son emploi primitif qu'une sorte de teinture.

3. Cf. Lucilius, XI, fr. 303 : Convenlus pulcher, bracar, saga, fulgcre torques Datis magni.

4. Pline, XVI, 77 {purpurx tinguend.r); cf. p. 272, n. 5. • On s'en sert encore aujourd'hui en Suéde pour teindre en violet les toiles el les papiers •, Fée. éd. de Pline (Panckourke, t. X, p 252i; • ses fruits fournissent aujourd'hui encore un indipi bleu pâle en Suède •, Ileuzé, Lrs Plantas industrirllrs, I, p. 203.

5. Pline, XXII, 170 : la teinture s'appelait hysgiiuim cf. Itlfimner. I, p. 247). On ne Mit au juste de quelle piaule il s'acit; on a proposé le lys roujre martaf-'on, mais on n'en peut tirer aucune couleur pourpre iFée, éd. Pnnckoucke, t. .Mil, p. 4SI el 524); on a proposé aussi, avec jilus de vraisemblance (Heyiiier, p 318). In jacinthe commune, « dont les haliilant^ de In campafrne tirent... un teitil vidi, » peu solide •. Les Gaulois pouvaient bien avoir, quoi que dise Pline (X.MI. 4). des (Ixntifs (|ui nous manquent. — Heynier ^p. 31 S) suppose avec assez de vraiM-mblance que les Gaulois connaissaient la paranre. dont le nom actuel, vaianna, parait doriuine septentrionale.

fl. Pline, XXII, 2; cf. p. 272, n. 0. Le pastel est le vitrum des Latins (César. '. li. 2; etc. ; cf. Itlumner, I, p. 244), quod cterulcum rfftcit colorem. 7. Pline, XXII, 3.

L'ilABîLLEMEXT. 301

Beaucoup de paysans portaient des braies en fourrures de chèvres, et sans doute des surtouts de même nature'.

Comme vêtements de dessous, je crois qu'ils usaient déjà de la chemise de lin : du reste, le mot et la chose ont pris naissance dans leur pays', et on ne s'expliquerait pas sans cela l'importance qu'ils donnaient aux linières^

La préparation des peaux et fourrures permettait encore de varier la garde-robe des riches et l'équipement des soldats. Le cuir servait à faire, chez les Allobroges, de ces solides chaussures d'hiver et de montagne qu'Hannibal fît prendre à ses troupes avant de gravir les Alpes '\ Il entrait pour beaucoup dans les pièces de l'armement : fourreaux d'épées, baudriers et ceinturons, couvertures de boucliers, coiffures de casques, c'était de peau bien tannée qu'étaient formées les gaines solides où s'appliquaient les ornements ou les revêtements de métal". On en fabriquait les différentes pièces du harnachement, et notamment les selles* : car le cheval du guerrier celte, comme son maître, avait sa parure ^ Il n'était pas jusqu'aux flottes et aux murailles des forteresses qui n'eussent recours à la protection des ouvrages de cuir : ils servaient à faire les voiles des plus gros vaisseaux et les cuirasses des tours de bois *. Les Gaulois furent des corroyeurs émérites, et nous n'avons pas perdu ce renom.

1. Hésychius, Schmidt, au mot ppây.xa: : AiyEiat Si-jOÉpai itapà Ktk-o'.ç.

2. Cf. Hoider, I, c. 719 et suiv. ; Hehn, p. 149. — Serviette ou mappa, de lin?, dans l'usage religieux, Pline, XXIV, 103. — Toiles de matelas, p. 325, n. 5. — Bannières à franges?, sur les monnaies, p. 347, n. 7.

3. Cf. plus haut, p. 272. — 11 serait possible que les vêtements des femmes (cf. Germ., 17), des prôtres et des prêtresses (cf. Strabon, Vil. 2, 3) aient été en étoffes de lin (Reynier, p. 311). — Sur les restes de tissus de lin qu'on peut attribuer à l'époque gauloise, Coyon, Notes sur le Jilage, etc., Reims, 1903 {Académie), p. 10-11. — Sur l'usage ancien du lin, t. I, p. 172.

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