‹ Histoire de la GauleChapitre 397 sur 718 · Polybe, III, 49. H; t. I, p. 475 (fer d'Allevard · texte numérisé non relu

Polybe, III, 49. H; t. I, p. 475 (fer d'Allevard

L'arniurorie gauloise nous a surtout laissé des épécs de fer. Peu de nations au monde en ont produit de telles foisons. Tout contribuait à les répandre : le nombre des raines de ce métal, It'ur disjiersion par la contrée entière', les habitudes guerrières des indigènes, le discrédit progressif des autres armes offensives ^

— Les forgeruns n étaient point tous maladroits : on a trouvé des épées d'une bonne venue, et on a même aflirmé que les Gaulois ont connu l'acier trempé'. Mais il me semble pourtant, à voir ces armes trop souvent pareilles*, et si vile réduites à linipuissance par les Romains, que l'épée gauloise était d'ordinaire une chose assez médiocre. Si des progrès techniques furent réalisés sur certains points, peut-être chez les Belges % ils ne furent pas acceptés de tous, et l'on ne vit pas dans la Gaule (les armes comparables à celles que livraient les armuriers d'Espagne ou d'Italie*. Le plus souvent, les ouvriers militaires de ce pays se bornèrent à être des artisans corrects, sans initiative technique, routiniers habiles et rien de plus, et leur désir d'innover s'appliqua surtout à varier la nature de la soie, le stylo <lu pommeau et les ornements de la lame^. — Les poignards de fer, tranchants et aigus à la fois', les pointes de javelots ou de lances à feuilles de laurier, solides et incisives', étaient peut-être, à tout prendre, des armes plus durables, de facture plus soignée.

— On employait également le fer pour les accessoires de l'épée,

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