‹ Histoire de la GauleChapitre 403 sur 718 · Plutnrque, César · texte numérisé non relu

Plutnrque, César

7. Diod.ire, V, 30, 2 Criwv x3t>Kwv); Musée de Saint-Germain, XIII, 22, p. 10»; 20 0, p. 111 ; surtout VII.' 26. p. 168.

8. Cf. Keinach, Hron:rs, p. 200 : trompettes droites, diiïércntes des carnyx (cf. p. 199) : il est possible, d'ailleurs, que les trompettes dont il est ici question soient des trompettes sacrées.

La religion lui demeurait fidèle. Elle l'utilisait de prélVrence à lout autre métal, comme s'il avait été définitivement consacré aux dieux par un long usage. Il resta la matière bi iilante et à demi sainte des ustensiles de la piété, chaudrons, seaux, couteaux et cuillers de sacrifices, objets votifs, rouelles et autres talismans *.

Dans la vie privée, le fer intervenait pour la lourde besogne de la marine ^ des charpentes^ et du charronnage\ et pour fournir les gros instruments agricoles ^ Les objets plus délicats, ceux de la cuisine ^ de la toilette', de la couture % du harnachement ^ étaient en bronze. Et il y en eut, dès les temps gaulois, des espèces fort nombreuses. Colliers, bracelets, anneaux, chaînettes et pendeloques, phalères destinées à orner la poitrine des soldats" ou le poitrail des chevaux", fibules ou agrafes à la décoration variée '-, l'airain livrait une énorme quantité de ces

1. Musée de Saint-Germain, V, 9, 10; VI, 6, 20, etc.; cf. Strabon, VII, 2, 3; ici, p. 138, n. 4 et 5.

2. Ancres retenues par des chaînes de fer, César, III, 13, 3; ici, p. 2)2.

3. Ct'sar, 111, 13, 4 : Clavis fcrrcis digiii pollicis crassitudine, dans les vaisseaux. Tiges de fer dans les bâtisses : cf. Vil, 23; Saint-nerniain, XIII, 18, p. 108; et ici, p. 218, n. 1. Marteaux, pinces, clous, etc.; Saint-Germain, Cat., p. 09. Il y a eu aussi de tous ces objets en bronze, S. -G., V, 10 (Larnaud).

4. Bandes de roues en fer, Saint-Germain, VU, 5; VI, 27 [1 a], p. 148; Vlîl; IX., 2, 10, 14.

5. Saint-Germain, p. 99. Serpe en fer iliev. arch., 1882, I. p. 13G). Mais il y a des faucilles en bronze, V, 6 (plus anciennes ou à usage religieux; cf. Pline, XVI, 251). Cf. p. 275-7.

6. Couteaux, seaux, etc. ; Diodore (V, 28, 4) et Posidonius {ap. Athénée, lY, 36) parlent de chaudrons et de broches.

7. Rasoirs surtout; S.-G., VI, 6, etc. Parfois en fer, VII, 19.

8. Musée de Saint-Germain, V, 10 (Larnaudj, 17, 18, 19 : épingles, clous, ciseaux, poinçons, boutons (car je ne doute pas que les Gaulois ne se servissent de boutons aussi bien que de fibulesj, etc.

9. Musée, V, 7 (Vaudrcvanges), 10 (Larnaud); VIII; Mazard, Bev. arch., IS77, I, p. 170-2; Hubert, C.-r. du Congrès inlern. d'Anthrop., XII, Paris, 1900. p. 412-3.

10. Ne pas oublier que beaucoup de ces colliers sont des objets de parure pour femmes ou enfants (notamment dans le Tardenois et la .Marne; cf. iNicaise, Le Port féminin du torques, Chàlons, 18SG, p. 8 et s., et la collection .Moreau).

11. Musée, V, 4, p. 138; V, 7 (Vaudrcvanges), p. 139; V, 19, p. 143; IX, 2. ji. 171; Guide illustré, p. 40.

12. Le type le plus répandu en Gaule, entre 300 et 100. parait avoir été le type en S, c'est-à-dire terminé par une queue retroussée, qui remonte vers l'arc, tantôt pour le rejoindre, tantôt pour se terminer par un bouton; llcinach. Guide illustré,

menus objets de parure-dont raiïolaient les Gaulois, hommes et femmes*. Il gardait dans cet eni[doi toute sa popularité, grâce à son «Vlat. à un enlroticn plus farllo, uno malléabilité plu^ grande, l'aisance avec laquelle il se prêtait ii mille formes diiïérentes. Ce n'était évidemment pas le métal favori de la vie aris^ tocratique, rôle que l'or seul pouvait prendre : mais il l'aidait et le suppléait souvent, et il en donnait l'illusion-.

f/antiquc alliage de l'élain et du cuivre, (]ui avait inauguré Taclivilé métallique de l'humanité, conservait donc encore en Tiaule une importance assez grande pour faire vivre des milliers d'ouvriers. Il est douteux, vu la rareté de l'un et l'autre métaux, (jue chaque peuplade ait pu avoir ses ateliers de bronze, connue elle avait ses fonderies et ses forges de fer : ils demeuraient en fait, je crois, le monopole des nations puissantes et riclies. comme les Eduens et les Bituriges, et de quelques grands centres industriels, lois qu'Alésia'. De là, le colportage répandait |tar Inuto la Gaule les produits des bronziers; et sans doute aussi des fondeurs ambulants allaient, de marché en marché, avec leurs moules, leurs fourneaux et leurs pains de métal, fabriquant sur place les objets et les outils d'usage courant *.

I.e travail du fer a donne chez les Gaulois des pnxluits fort remarquables \ Mais je crois qu'ils sont relativement rares. Le bronze, pîus que son rival, plus même que le bi)is et la pierre,

1>. :t'J II; le ni^mc, Dict. dts Ant.. Fibula, p. 1108. Beaucoup plus rare est le t>pc «Ml nrhalcU', SaiiU-Germniii, VII, 8 B. Cf. l. I. p. ;J72. — Il y a quelques flbules en fer, Saint-Germain. Vil, 8 B, p. 10,").

1. .Vu surplus, tous ces objets ont été aussi faits en fer. mais beaucoup plu» rarement. Saint-Germnin, VII, D, II. I."5; etc.

2. Cf. Ueinarii. C.uidt' illustré, p. 32 cl suiv. ; ici, p. 309 cl 312.

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