‹ Histoire de la GauleChapitre 404 sur 718 · Plus loin, p · texte numérisé non relu

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4. Cf. Sainl-fiermain. V, 10 n (Larnaud). Sur l'Iiypollièse de hronz-iers ambulants, Uulliot. Fouilles, II, p. Ii0-lli(i.

5. Saint-Ccrmain, VI, 27 (1 a], pi»Ves de cbar, tumulus de La Dullc (CtMe-d'Or>, p. US; «Iross ip. 20) parle de • perfection technique • à proj'os des 6p<^e8 de l.a Téne; Nicaise (t'ipoque, p. 10) parle de > perfeclion • ù propos de plaijues da fer de cbor; el voyez les tn''s curieuses expt^riences faites par Goyon sur les épees de la Marne (V.Xrt du fer, 11)03, extrait des Mémoires de la Soc .. de la }farne) : Cojoa croit h des épées eo acier Irempé ,p. 11 cl 15). Cf. p. 1U5 cl 300.

guidait toujours les progrès artistiques de ces peuples. Ils savaient le ciseler, le repousser, en tirer par la fonte des figures de toute sorte*. Les plus anciennes preuves authentiques de leur sculpture sont peut-être les têtes humaines de bronze qui formaient les poignées des épées-, ou les bêtes fantastiques qui ornaient les boucliers et les casques \

Les progrès de la technique n'ont pas été chez les bronziers inférieurs à ceux de Tart. On avait trouvé et gardé les meilleures proportions d'étain et de cuivre, celles qui donnent à la fois au métal le plus de souplesse et le plus de brillant : l'alliage, dans certaines pièces, est fait avec une extrême rigueur scientifique. Aucun dis procédés pour travailler le bronze n"était inconnu, ni la façon au marteau, ni le moulage, ni, dit-on, la fonte à cire perdue*. De nouvelles combinaisons de métaux ont été imaginées. On attribuait aux Celtes Bituriges la découverte de rétamage, et aux industriels d'Alésia celle de Targenture : sur des objets de cuivre on étendait un mince enduit d'argent % ou, ce qui était moins coûteux encore, une simple couche d'étain, brillante comme l'argent lui-même. Nul ne pouvait distinguer les objets ainsi présentés de ceux qui étaient d'argent massif. On argentait de cette façon les diverses pièces du harnachement et de l'attelage, et même, paraît-il, toutes les parties des voitures, ce qui donnait l'apparence de la richesse à défaut de la richesse même". L'industrie, chez les puissants de la Gaule, se mettait surtout au service de leur vanité.

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