CORAIL, ÉMAIL, VERRERIE
fois le microscope pour les distinguer; et l'adhérence avec le métal est aussi parfaite que celle de l'épiderme sur la peau*.
Les émailleurs gaulois, du moins avant la conquête romaine, ne connurent que la couleur rouge, comme si le rôle de l'émail devait se borner à copier le corail'. Mais en revanche, toutes les couleurs entraient dans le domaine des Aerriers.
La verrerie^ était, en ce temps-là, une industrie de luxe, affectée à la parure des hommes et nullement aux services domestiques. Tous les efforts des verriers tendaient à fondre des bijoux qui pussent remplacer les ornements d'ambre, de pierre précieuse ou de métal. Nous ne connaissons guère, de leurs produits, que des bracelets ou des colliers : ceux-là sont d'une seule pièce, copiés sur des objets de bronze, dont ils répètent parfois les moindres détails^; ceux-ci sont formés d'un assemblage de boules ou de pendeloques, et ne diffèrent que par la matière employée des inévitables colliers de l'époque lointaine. Mais cette matière est souvent supérieurement travaillée : elle est de pâte bleue, blanche, verte ou noire ' ; quelques perles bleues surtout, remarquables par leur belle teinte, ont fait songer à des produits grecs ou orientaux®. Car les verriers gaulois n'ignoraient pas les secrets de quelques-unes des couleurs les plus célèbres de l'ancien monde, soit qu'ils les aient trouvés par eux-mêmes^, soit qu'ils les aient reçus de quelque transfuge de la Méditerranée. C'est ainsi qu'ils ont su fabriquer même le « bleu égyptien » \ et d'autres couleurs capables d'imiter les