Cf., chez les Salasses, Slrabon, IV
5. César, I, 28, 5. Il a pu y avoir une hiérarchie entre les pa^i d'une même cité.
Jiii.t.iAN. — Histoire de la Gaule. T. II. — 4
42 INSTITUTIONS POLITIQL'ES.
inlé^'rité, et avares de générosités politiques' : la naturalisation, même d'une tribu entière, s'accordait quelquefois très vite. En 58, une tribu boienne, vaincue par César, fut établie par les Eduens dans leurs terres d'entre Loire et Allier : moins de dix ans après, elle obtenait tous les droits du peuple éduen, et était incorporée à lui à titre de membre souverain '. El c'est en partie cette facilité des Gaulois à l'amitié politique qui explique l'entente rapide entre des troupes celtiques et des tribus lij,'ures \
Cola n empêchait pas les dissensions intestines et les «guerres civiles. Elles ont parfois disloqué ce^ organismes trop jeunes qu'étaient les cités. Des tribus ou demi-tribus partaient pour chercher fortune au loin *. Sur place même, il arrivait que la nation se dédoublât j)arfois, et (jue ses diiïérents corps se groupa.ssent en fédérations nouvelles. Des Volques du Languedoc il se forma deux cités voisines, celle des Volques Arécomiques du côté du Bhone, celle des Volques Tectosages du cMé de la Garonne'. Les Aulerques, qui se développaient autour des collines du ^Liine. se morcelèrent en trois peuples', ayant chacun ses rivières, Eburoviques (Eure et Orne). Diablintes (Mayenne). Cénomans (Sarthe), tandis qu'une quatrième bande allait vivre au loin dans la vassalité des Éduens". Les tribus des abords