Cela résulte du OoàosiSîTî de Strabon, IV
luide, lui sert de couronne : toiture faite de bardeaux de chêne et de paille', (ju'oii renouvelait sans doute périodii|ueinent -.
Ses dimensions variaient avec la fortune de son possesseur. Chez les plus riches, la maison est une construction considérahle, un vrai bâtiment, nullement une simple cabane*. Elle a sa cheminée princi[tale, demeure des dieux du foyer'; elle a son vestibule, où l'on peut clouer les trophées dos victoires du maître^; elle a ses chambres de repos* et, sans aucun doute, sa grande salle d'apparat. Celle-ci, au centre de l'édilice, est le lieu des réunions et des ban(|uels, h la fois salon et cuisine : au fond tlambloie le foyer, garni de ses chaudrons brillants, de ses laiidiers à chenets et de ses énormes broches, sur lequel, les jours de grands repas, cuisent des membres entiers de bêles ^.
Tout cela suppose, évidemment, quelques notions d'architecture. .Mais malgré tout, on sentait que le Gaulois n'avait pas l'amour ardent de sa demeure, le désir de la bàlir et dr l'orner j)our un long espace de temps. .Même on disait que le seuil en devait être toujours ouv«Mt, comme si elle n'était point édifiée j)our l'isolement et la retraite *: asile et abri, et non pas domicile
1. Slrahon, IV, 4, 3; Vitruvc, II, 1,4 {nd hune dirm); Pline, XVI, l.'iG (roseau. v). Môiiic h .Mnrsciilc, tectn sinr Irgiilis, subticla cuni /lalcis terra, Vilnivo, II, 1,3.
2. C'est le cas de la loilure du leinple de l'Ile des Namnéles, que les prôlresses refaisaient tous les ans, et on un jour : Strabon, IV, 4, 0; cf. p. 157.
3. Sans quoi (lésar ne l'eut pas appelée afdificiuin, mot qui se retrouve dan» toutes les r^^rions : 1. 5, 2; II, 7, :i; III, L".i, 3; IV, 4. 2; 38, 3; VI, fl, 1; 30, 3; 43, 2; VII, 14,5; VII!. 7,2
4. Diodorc, V, 28, 4; Posidonius ap. Atliènée, IV, 30, p. I.">1. Sur les foyers et cheminées des plus anciennes maisons reirouvées • Bibrade et ailleurs : Hulliol, I, p. "207; néi-helelle, Ih'lier, p. 5-7 ; Vauville. Conjn^i arr/i., LIV s., I8S7, Soissons (pnbl. en ISSS), p. I7S; cf. ici, p. 321. n. 6. Sur les anciens chenets : Hulliot, i</., p. 1U6-I0, et Déchclelle, i6. : le rôle religieux des chcnels dans la (Jaule romaine est sûrement antérieur a la conquête.
5. Diodore. V, 2V». 4; Strabon, IV. 4, 5 : Toî; npo--j) x-om, peut-<^trc des portiques ou des auvenis de bois ombrapeant et prt-cédant la prnnde porte (voye« les fouilles de flibracte, Ituliiol, I, |>. 271. 103-4).