‹ Histoire de la GauleChapitre 425 sur 718 · Cf. t. I, p. 140 et suiv., p. ICI et suiv · texte numérisé non relu

Cf. t. I, p. 140 et suiv., p. ICI et suiv

4. Je sonpre aux stèles de Saverne (Uhrich, Mémoires de VAcad. nat. de Metz, XXXn, a. isno-l. p. 194 et s.; C. /. L., XUl, 11. p. 150), qui sont romaines, mais me paraissent marquer le terme de la transformation du menhir. Kntrc le menhir et elles, cf. la pierre du Vieu.x-I'oitiers (Xlll, 1171), et celle de Fontaines-sur- .Morne (XIII, 4C.j9), si l'on suppose que les inscriptions n'ont pat été ajoutées après coup.

l'architectuie des tomber. La véritable sépulture celtique, c'est une chambre, ou plutôt une fosse creusée -dans le sol. de médiocre étendue, et pouvant à peine contenir le mort, ses armes et les vases qui lui sont destinés'. Un revêtement de petites pierres, jamais dégrossies, ou simplement les parois du sous-sol, un tertre de terre et de pierraille, voilà toute l'armature de la demeure funéraire des plus riches-. Il est visible que même les morts ne désiraient, dans ce monde, i[u\in domicile provisoire'.

WII. - MolilLlKH I:T CIIAUUONNAGE

L'ameublement dune maison présentait tout ensemble des usages très primitifs et de singulières recherches de confortable.

Les Gaulois avaient certainement fort peu de meubles. Kncoro au temps des Romains la plupart d'entre eux ne connaissaient point les lits, c'est-à-dire les meubles de repos : ils s'étendaient simplement sur des coin lies posées à terre '. Pour les repas, ils s'asseyaient sur des peaux de bêtes' ou s'accroupi.ssaient sur des jonchées de paille et de feuillage ^ La menuiserie, chez eux, était à l'état rudimcntaire. On ne cite d'autre spécimen de ce genre de travail (jue les tables de bois, très basses, surlesquelles on servait la nourriture', les coffres où ils enfermaient les têtes des vaincus illustres, soigneusement embaumées dans do l'buile de cèdre*.

i. Cf. p. 172. • Les dimensions ùlaionl délcrniiaces par le vulumc du char •, Flouest, Mi'm... des An{i<iu., XLVI, p. 99.

2. Musée de Soint-Cierninin, sullc IX, et voir les travaux cilés p. 200, n. 1. Kn dernier lieu, Lolh, Fouilles... de Li'jnol, 1907 {Soc. arch., Rennes).

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