Contra, Reinach, n
6. Musée de h'aint-Germain, XIII, 15, p. 107; Guide illustré, p. 58.
7. Musée, IX, 1, p. 171; 3 c, p. 172; VI, 1 v, p. 148; VI, 20 a, p. 152; d, p. 1.53 et 31 I), p. 139; 31 A, p. 158; 34, p. 159; 33, p. ICO; 38, p. IGi; cf. n. 3 et t. I, p. 373. —
Quelques-uus de ces objets d'art sont peut-être des trophées de victoire, souvenirs des expéditions que les Belges ou les Gésates ont faites en Italie et en Grèce dans le cours du troisième siècle. Mais d'autres ne sont parvenus si loin que par l'entremise des marchands. En tout cas, les Gaulois ont compris que celaient de belles choses. C'est pour cela qu'ils les ont prises ou achetées, qu'ils les transportaient avec eux à la guerre et les voulaient sous leur tente'; et c'est pour cela qu'ils les ont gardées jusque dans la mort. Et le spectacle est saisissant, de voir, dans une tombe, au milieu des ternes débris de la poterie indigène, luire et sV-lancer la courbe gracieuse de l'œnochoé du Midi. Il y a, entre les deux choses, une prodigieuse différence-. Mais elles étaient rapprochées, et de leur comparaison pouvait naître chez les Gaulois le désir de produire à leur tour des objets semblables.
Par eux-mêmes déjà, et sans le secours de maîtres mérididnaux, les industriels gaulois étaient parvenus à quelques grandes découvertes. En agriculture, la charrue à contre et avant-train, la moissonneuse mécanique, la tonnellerie vinaire, la grande faux; en métallurgie, l'argenture, l'étamage, l'émaillure; comme vestiaire, le pantalon et le manteau; comme literie, le matelas; en teinturerie, les préparations végétales : voilà le bilan de leurs inventions ou de leurs habitudes propres, de celles qu'ils feront connaître aux peuples du .Midi, et qui seront leur part contributive dans la vie matérielle du monde. Certes, en cet ordre d'idées, l'humanité de maintenant leur doit à peine moins
Il semble, à voir l'abondance relative des ubjeU de bronze de facture étrusque en Suisse, Bourgogne, Champagne et Belgique, qu'on puisse constater l'existence d'un courant commercial venu d'Italie par les cols du Valais et du Jura et s;pplantant, chez les Helvètes, les Séquanes et les Belges, l'influence de Marseille. Et cela n'a rien que de très vraisemblable, si l'on songe d'abord aux courses «'os r,«>sales en Italie (t. I, p. 315, p. 448- .Vt\ et ensuite aux entreprises commerciales des marchands italiens (t. I, p. .%23l. Il est possible cependant que les Marseillais aient servi de transitaires entre Ktrusques et indigènes. Cf. p. 527. n. 2.