Muret et Chabouillet, p
6. Cf. Blancliet, l. c, n"' 53 (Dordogne), 97 (Blaye), p. .5.52 et oG2 ; Bulliot, I, p. 413 (Beuvray); etc. Trésor de Barcus sur la roule de Mauléon à Oloron (Borda, 1879, p. 243 et suiv. ; Zobel de Zangrôniz dans les Mélawjcs numism., 111, 18S2, p. 374-381 ; cf. t. 1, p. 275, n. 4) : monnaies surtout de Tarazona, Ségorbe, Oyarzun (?'?).
7. Cf. t. I, p. 300-304. Voyez par ex. les tributs payes par Byzancc à Comontorios et Cavaros, .3000, 5000 à 10 000 stalères d'or, 80 talents (Polvbe, IV, i% 3 et 4;.
de Syracuse et de la Macédoine, ne cédaient leurs bras et leur courage que contre des pièces et surtout des statères dor (le bon aloi, payés comptant le plus possible' : et ceux qui ne mouraient pas sur les champs de bataille revenaient jouir chez eux du pécule amassé. Par toutes ses frontières méridionales, la Gaule voyait pénétrer chez elle la monnaie des nations étrangères.
Au commencement du premier siècle, et peut-être depuis longtemps, l'usage de la monnaie est entré dans la vie de tous. Il est question de droits de douane ou de péages, de capitaux et d'intérêts annuels, d'impûts mis à ferme, de créances recouvrables dans une autre vie', d'opérations financières en un mot que rend seul possibles l'emploi normal de pièces comptées. C'est en espèces, sans doute, que les cités et les chefs soldaient leurs serviteurs ou mercenaires'. Une bourse pleine d'or était la récompense dont un roi arverne gratifiait son j)oèle *, et les puissants du jour aimaient parfois à se promener sur leur char en semant à la volée des pièces d'or et d'argent (jue se disputait la multitude'. Dès que les négociants italiens pénétreront dans la Gaule, ils y trouveront des hommes disposés à comprendre les prêts à usure, les livres de banque, toute la procédure de comptabilité commerciale où ils étaient passés maîtres'.
Ca' qui montre plus encore l'aptitude des Gaulois à la vie moiiélaire, c'est que, dès le troisième siècle", ils se sont rendus
1. Cf. t. I, p. 324 et suiv. ; Tile-Live, XLIV, 20 : Aisi aurum... acccpisirnt, nus- (fiinm inde Galli hngins vrstùjiiim moturos (5 aurei ou sUitèrcs par rantas>iii, 10 par rnvalicr. 1000 pour lo oliol ; lola. on t08 ol dons une entrevue avec Perséc, cf. U p. :i2S).