T. II, p. 23 et suiv
3. Il est à remarquer que, malgré la présence de gisements aurifères (p. 302-3). les Aquitains et les Voiques. che« lesquels le régime de la tribu parait avoir été prépondérant (p. 21-2 et 23», n'ont point frappé de monnaies d'or. Je ne crois pas que les relations commerciales avec l'Espagne, pays de monnaies d'argent, sufliàeat à exiiliijuer cette lacune.
o44 LES MONNAIES.
graver sur ses pièces particulières quelque emblème distinctif, signe de son existence'.
Je crois enfin que les'cliefs des grandes familles, patrons de vastes clientèles, détenteurs de copieux trésors, ne se sont pas interdit cette même frappe. Le droit de monnayage était lauxiliaire indispensable de leur puissance politique; il leur permettait des achats d'hommes, des soldes de mercenaires : car, si la monnaie aidait les négoces pacifiques, elle servait tout autant, dans la Gaule, à alimenter la vie militaire. Dumnorix, qui à lui seul tenait en échec l'État éduen, qui drainait vers ses colfres tous les impôts et vers ses serments tous les hommes*, que des monnaies nous représentent tenant la trompette de guerre et l'étendard au sanglier', n'est-ce pas lui <jui les aura frappées, «t pour son usage et pour sa glorification, en vertu de l'autorité privée (|ui faisait de ces maîtres d'hommes les égaux des rois et des magistrats*?