‹ Histoire de la GauleChapitre 455 sur 718 · N" .3014-81; cf. n" 9097-9717. Mucher, I, p · texte numérisé non relu

N" .3014-81; cf. n" 9097-9717. Mucher, I, p

3. Garlhagc et les royaumes helléniriues, cf. t. I, p. 323-S.

JuLLiAN. — Histoire do la Tiaulo. T. II. — 23

sait pas la frappe de ses drachmes. Les tribus voisines renouvelaient leurs provisions de types modèles ; elles étaient près des sources de l'inspiration hellénique'.

Mais les Gaulois avaient l'intelligence souple et éveillée. Ils ne pouvaient s'attarder éternellement dans la contrefaçon difforme et stérile des produits grecs.

Un siècle environ après les premières copies des statères macédoniens (après loO?), il se produisit en Gaule un grand changement dans l'imagerie des monnayeurs. Les peuples évitèrent de plus en plus d'imiter les figures, désormais incom- ])réhensil)les, des anciens statères ; ils cherchèrent dans leurs coutumes nationales, religieuses et militaires, des signes qui fussent de nature à former un langage monétaire propre aux hommes de nom celtique". La monnaie, au lieu d'être une matière anonyme, un fétiche aveugle et muet, servit à exprimer (juelques-unos des croyances et des espérances de la Gaule, à tlonner à ses pensées dominantes une forme visible et parlante. — Nous verrons [)lus tard si celte renaissance nationale coïncida avec un changement politicjue'.

Non pas que les Gaulois aient à tout jamais répudié l'imitation des figures méditerranéennes. Ils les copièrent maintes fois encore, et les romaines après les grecques. .^Llis, d'abord, ces copies ne seront plus uni(]uement serviles : un détail ajouté, un autre supprimé, une ligne rectifiée, montrent chez l'artisto gaulois du premier siècle une in<lépen<lance de pensée et une sûreté de poinçon que n'avait pas son prédécesseur du temps des statères au type des philippes*. De plus, ces imitations ne formeront plus, je crois, la majorité des produits mom'tairos. La |)opularité est désormais acquise à ceux qui symbolisent la vie nationale. l

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