Cf. «h. XV. S 2-:i, p. r>lfl-.-MO
4. Cr. UInnclict, p. 202-5; le même, Revue numismaliquf, ittUI, p. 2i).
Nous avons vu que la religion gauloise ignora pendant longtemps le culte des idoles, et que sans doute, les prêtres publics le proscrivirent toujours'. Aucune monnaie antérieure à César ne porte la figure certaine d'un dieu, pas même celle de Tentâtes \ Si l'image la plus fréquente est celle du cheval, pas une seule fois n'apparait celle d'Epona, sa déesse.
Absents comme figures, les dieux cependant sont toujours présents par leurs symboles. Il n'y a presque pas de pièce qur ne soit marquée d'au moins un emblème de la vie religieuse. C'est de la religion, en premier lieu et sans cesse, que parle la monnaie gauloise.
Voici d'abord les instruments du culte, presque aussi sacrés que la divinité elle-même : lyre ou harpe qui accompagne les chants de prières*; peignes pour les chevelures vouées aux dieux ^; trépied, vase et chaudron des sacrifices^; temples ou édicules qui abritent fétiches et talismans des peuples". Puis, ce sont les signes et les rameaux mystérieux qui rappellent une
1. Voyez surtout, à ce point de vue, LeleweL où, malgré fciea des hardiesses, il y a un crrand sens du monnayage gaulois; cf. Peghoux, p. 19 et s.