Voyez ici, p
2. Viollet-le-Duc, art. Flore, dans son Dictionnaire, V, 1868, p. 485 et s.
3. Exception pour l'épi, mais : 1° parfois il est simplement un type de copie (6391): 2" parfois, évidemment, c'est un emblème religieux (6932, -3, -7, 10284) : mais il accompagne le cheval et des signes militaires; 3' et cela est presque toujours son cas (tables de de La Tour, p. 2S1); si bien qu'on ne peut lui attribuer un sens nettement pacifique: cf. Blanchet, p. 218.
4. Les exceptions sont très rares : pour l'abeille, 10232-5, 10274; pour le coq, 7221-8 (Viromandues), 9310-1. Il n'est certes pas impossible que l'idée de ces figures, par exemple pour le coq, n'ait été fournie par l'étranger (lilanchet, p. 19U-4) : cependant, à bien examiner les pièces attribuées aux Viromandues, il me semble bien que le coq y soit un type original, et non pas de copie (cf. p. 354, n 5). En tout cas, s'il a servi de type monétaire pour ces peuples et d'au'res, • il n'a jamais pu symboliser la Gaule entière • (de La Tour, Antiquaires de France, vol. du Centenaire, !y04, p. 442). Voyez en outre, sur cette question du • coq gaulois •, Huclier, II, p. 42-44; Ducrocci, Le Coq prétendu gaulois, Rev.gén. duDroil,Wl\, 19U0,p. 339ets.
familier aux graveurs de monnaies est le cheval, qui est aussi le plus cher aux hommes de guerre.
Mais la guerre, comme la religion, se montre rarement sous lu forme concrète de chefs et de soldats. Elle est présentée par ses emblèmes, elle n'est pas racontée dans ses actions. L'épée, la trompette ou carnijx, le javelot, la lance, le collier ou torques, et surtout l'enseigne et le cheval, voilà les signes qui nous parlent d'elle : l'enseigne, c'est-à-dire le sanglier ou hfétiche qui conduit les escadrons; le cheval, la bête vivante (jui les porte '.
C'est le galop ou la manho du coursier de guerre qui fournit b^s principaux motifs symboliques : tantôt, comme chez les Arvorncs. il est libre, sans cavalier, galopant sur le champ; tantôt, comme chez les peuples de l'Armoriquc et de son voisinage *, il est chevauché par un être ou une chose étranges, — nain dilTorme, monstre velu, homme à tête cornue, femmes nues armées du bouclier, épée, oiseaux énormes, tête hideuse, bipporampe, — qui, plantés sur la croupe, semblent conduire TanimaP : ce sont les figures de puissances sacrées, fétiches ou serviteurs mvthiques des dieux, qui mènent le cheval et le (Kiub»is sur le chemin du combat*. Et souvent enfin, ce qui complète l'aspect prodigieux de ces images, le cheval est présenté avec la tète humaine, assemblage de l'intelligence du cavalier et ib' la force de la hôte*. Ces monnaies sont donc les repro-