‹ Histoire de la GauleChapitre 469 sur 718 · VII. — PROGRÈS ARTISTIQUES · texte numérisé non relu

VII. — PROGRÈS ARTISTIQUES

L'exécution de ces monnaies ne fut jamais très bonne ; le progrès s'y marqua lentement. Périodiquement, il est interrompu par des soubresauts de barbarie. Même les figures et les symboles nationaux ont été traités par les Gaulois comme ils avaient fait pour les Victoires et les biges copiés sur les statères grecs : ils les ont déformés jusqu'au néant, si Je peux dire; et il est arrivé que la tête humaine de l'Armorique, graduellement défigurée, s'est trouvée réduite à un ovale entouré de lignes sinueuses, dernier terme de l'œil et de la chevelure ^

Cependant, au travers de ces défaillances chroniques, l'originalité artistique des monnaies gauloises point et s'affirme peu à peu. Au premier siècle tout au moins, les graveurs indigènes (en admettant qu'on n'ait point recouru à des praticiens étrangers) se montreront capables d'un dessin net, d'expressions

1. Monnaies au casque, de Vercingclorix (de ce type, deux exemplaires seulement sont connus : 1° Cab. des Méd., 3775; 2° collection Chanparnier à Beaune : Caix de Sainl-Aymour, Le Musée archéologique, 1877, p. 15); mais celles-là sculcnit-nt peuvent ùtre considérées comme des portraits; pour Dumnorix, cf. p. 344; auiTes, supposés, chez Babelon, Vcrcingétorix, 1902 (Rev. itum.), p. 31-2. Encore, pour toutes ces pièces, la preuve n"est point faite qu'il s'agisse de portiails.

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