Allas, pi. xxv-xxvii. Cf. p
r:,t LES MONNAIES.
éner^^iques, d'exactitude et de sûreté dans les traits*. Sur quelques pièces d'argent du Midi, les petits erabièraes habituels, besants, rosaces, haches, triquètres, sont enlevés dans une sobriété de formes et une vigueur de relief qui rappellent le slvie des piécettes primitives de l'Ionie*. Pour composer le tableau bizarre du cheval conduit par l'épée', l'artiste gaulois a su combiner les lignes d une manière rapide et saisissante, l'épée penchée vers l'encolure, la poignée du côté de la croupe, la lame s'amincissant jusqu'à devenir un simple trait, qui s'en va. comme des rênes, s'attacher à la bouche de l'animaP. Sur les meilleurs statères des Arvernes, le cheval se dégage franchement, dans un galop d'allure vivante et naturelle \ Cette vivacilé de gestes, cette passion dans le mouvement, je les retrouve sur les quebjues monnaies qui figurent des cavaliers et des combattants, comme dans celles de Dunmorix ou de Litavicc agitant les instruments ou les enseignes de guerre* : et peut-être, si rien n'avait enrayé dans la (îaule la marche normale de l'art monétaire, cette gesticulation un peu déclamatoire' serait-elle devenue le caractère propre de ses figures, tandis que chez les (Irocs, les artistes se complaisaient dans les attitudes puissantes et calmes".
Je sais bien que ces bonnes œuvres sont l'exception. Mais elles suffisent à prouver que les Gaulois pouvaient créer aussi bien (ju'imiter. Ils ont emprunté à la (Irèce l'usage de la monnaie, le»
1. Sur la recherche de l'cxactilude, cf. plus haut, p. HC>, n. 2, p. l'.C. n. 2.