‹ Histoire de la GauleChapitre 48 sur 718 · LA ROYAUTÉ DE LA CITÉ · texte numérisé non relu

LA ROYAUTÉ DE LA CITÉ

sèrent ou expulsèrent les Tarquins ou les Codrides', se produisirent dans la plupart des cités. Elles se transformèrent, comme disaient les Grecs, en ce aristocraties »^

Aucun texte ne nous apprend les causes de ces révolutions. Mais on les devine aisément : la royauté fut supprimée pour les mêmes raisons qu'à Rome ou à Athènes, parce qu'elle donnait à un seul trop de pouvoirs, et qu'il fut tenté de les exercer tous. La noblesse qui entourait les rois craignit d'avoir à leur obéir toujours. Elle ramena les lignées royales dans le rang des autres familles nobles \

Ce mouvement ne fut ni général ni uniforme. En 38, il y avait encore des rois, et sans aucun doute de souche royale, chez les Nitiobroges de l'Agenais, chez les Suessions, et dans les

petites peuplades de la Belgique limitrophes de la Germanie ^ L'institution monarchique était plus tenace dans ces régions extrêmes du pays, où les progrès politiques pénétraient lentement ^

Dans le reste de la Gaule, et en particulier dans la Celtique propre, elle s'effaça complètement, au second siècle, devant le régime nouveau de la magistrature, ou, comme dit César, du « principat » ^ Les Arvernes renoncèrent à leur famille royale vers 121 \ Il est probable que la cité des Éduens se déshabitua plus tôt encore de la monarchie : car elle paraît celle des grandes nations de la Gaule à laquelle la royauté est le plus antipathique, et qui a pris contre la tyrannie les plus minutieuses dispositions ^

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