C. I. L., XII, p. 383, 820; cf. p. 371, n
3. E'.ojpo-j, XII, p. 102; ieuru, XIII, 1171, 1326, 1432, 2638, 2733, 2821, 2880,3408; iorebe, XIII, 1388; iere ou ieuru (Déchelelte, Vases céramiques, 1904, I, p. 143; BhCs, Inscr., p. 30 : je ne peux voir que lEV... sur le monument, cour du Musée de Saint-Germain). Du'jiionHio (C. I. L,, XIII, 2880) me semble être une forme verbale « probabant? «ou « probaverunl? ».
4. Windisch, p. 303 = 394-3 : on pourrait distinguer chez les Gaulois l'équivalent des verbes en -o et des verbes en -mi, et supposer aussi chez eux un passif ou déponent en -r.
3. Holder, II, c. 1019 : on trouve sosio, sosin. Cf. d'Arbois de Jubainville, Grammaire, p. 83.
6. C. I. L., XIII, 2880; 10017, 70?. Sans doute aussi : ex, Stokes et Bezzenberger, p. 26; are- = « anle « (cf. p. 487, n. 4). — Elic (XIII, 2880) ou elik — • C? ».
7. Si l'on coupe, dans le calendrier de Coligny,po<7 dedor ton inquimon [• l'hiver? •] (Thurneysen, Zeilschrifl far ccUische Philologie, II, p. 338). Sous réserves.
8. Sur une confusion possible entre sons grecs et gaulois, Pausanias, X, 23, 8.
9. Ambiorix, Ande-cavi, Ate smerius, Ex-cingillus, Vcr-cingelorix (ver- = jnép), etc.; lIoMer, à ces mois. An- comme préfixe de négation ^Thurneysen, Zeilschrifl fur ccUische Philologie, II, p. 523).
10. Celta, Cello, a donné Ccllillus, Cellinus (lloldcr, I, c. 9750); Cinlus ou Cinlo = « prunus •, a donné Cinlius, Cinlonnus, Cinlua, Cinlullia, Cinlullus, Cintusmus, Cintus:nius, Cintusminus, sans parler des coirposcs Cinlumarus, Cintugenus, Ciiilugnalut (lloldcr, I, c. 1021-1024).
l'expression des mille nuances de la pensée : dirus, « divin ». a donné les noms de sources, de lieux ou de déesses Diva, Divio, Divanno, Divona, Divicia, et les noms de personnes Divico. Divicus, Diviciacus, Divictus, Divirius, Divixtus, Divixtilha, DivixtuUus, et d'autres encore'. C'est aussi son amour p<jur les noms composés, pour les ajjglutinés de mots et de particules^ : le latin, évidemment, aimait beaucoup moins ce travail de jonction'. Quand les Romains voulaient dire « marché neuf» ou « chi\teau neuf», ils laissaient les deux mots vivre isolément, Forum Xovum, Castrnm Xovnm^. Les Gaulois les unissaient en un seul, Noviomagtts, Xoinodunum'^, tout comme les Grecs disaient Sty-rj'/.:;. Il est assez rare de trouver chez eux des noms propres à formation simple, autrement dit à ra<li»;il monosynahi(|ue, comme lirennos, Coinmius, ^Icoo, et ils raj)pellent peut-être un stade plus ancien de la lang:ue * : ils sont de beaucoup la minorité dans ronomasti(jue contemporaine de César ^ Presque toujours, les noms des chefs sont démesurément allongés, et comme pleins de sons et de sens ; Imhiliomariis, Vercingetorix, Vercassivellaunus : ce qui nous rappelle les habitudes polysyllabiques chères aux Grecs, et qui leur faisaient créer des noms comme 'AXfqavooo; ou Ay.uoTOiv/..;.
Une dernière chose diij^ne de remarque, c'est l'aisance avec la(juelle les noms {gaulois ont pu être transcrits en lettres grei- (jues et latines. César dans ses Commentaires, les monnayeurs