‹ Histoire de la GauleChapitre 50 sur 718 · IV. — LA MAGISTRATLHE · texte numérisé non relu

IV. — LA MAGISTRATLHE

Toutes les cités de la Gaule celtique et quelques-unes des plus importantes de la Gaule belgique étaient commandées, lors de l'arrivée de César, par des chefs suprêmes, dont il traduit le titre par 7nagislrattts ou principes^ T,ycuôv£^, disaient les Grecs*.

Les institutions politiques, dans ce système, devaient varier de cité à cité. Il n'est pas improbable que chez quelques-unes, la direction des affaires appartint simplement au conseil des chefs des tribus fédérées'. D'autres, en bien plus grand nombre, avaient à leur tète un magistrat supérieur, nommé pour un an, liérilifr temporaire du roi déchu*.

Mais cette double autorité conCée à une seule personne parut presque aussi dangereuse que l'antique royauté. IMus d'un peuple a préféré obéir à deux magistrats, un chef civil et un commandant militaire \ Chez les Hèmes, les Trévires, les Lémoviques, le principe de cette séparation devait être, en temps ordinaire, aussi nettement posé que lorsqu'Athènes distinguait ses archontes et ses stratèges, et la Rome de Sylla ses consuls et ses proconsuls. Il est vrai que si le principe était établi, on avait, quand il le fallait, un moyen de le tourner : on riioisissait le magistral en exercice pour lui coiiher une parti© ou la totalité même de l'armée*.

1. Voyez la n. G di- la p. 39. Princii'titns jmur (icsijrncr la fonrtion : César, I, 3, 5 (tducns); V. 3, 2 (Trévires). Mngistralus : I, 10. T): 1. 10, 1 (Kdiiens); VI. 20. 2 ri 3 (en p.ncrnl); VII. 32-33 (l'^dunis). Prineeps civiMis. VII, Ct^, 2 Holvicnsl; Ilirlius, VIII, 12, 4 (llèines). La synunyniie, dans res cm, de mofiUtratut vl de fnneipatas, frinceps, me parait rrsuller de la comparaison des textes relatifs aux Trrvirrs : V. 3, 2; VI. 8. 9.

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