‹ Histoire de la GauleChapitre 522 sur 718 · III. — !.r? NOMS · texte numérisé non relu

III. — !.r? NOMS

Nous connaissons par César soixante noms de Gaulois contemporains'. Le plus {,'rand nombre' de ces noms sont des mots dérivés, Celtitlus ou Cavai'hius, ou des mots composés, Camu~ logenns, Vei'cossivcllaunus, Coucouuetodumnus, Vercingetorix^. De tels mots sont autre, chose que de vieux noms consacrés et stérilisés par l'usage, et dont le sens primitif s'est oblitéré, ce qui est le cas do nos prénoms et de nos noms de famille, Charles et Durand; ils signifiaient évidemment quelque chose, ils formaient épitliMe, ou môme, pour les jdus longs, ils tenaient lieu d'une phrase entière.

Les uns et les autres n'ont pu être choisis au hasard. Beaucoup paraissent renfermer r«'xpression d'une espérance ou d'un vœu, souhait de quelque bien à venir. Valehacus \ dit-on, signifie « le Fort », et liituitus, « le Perpétuel »* : c'était la force ou lu durée qu'on avait désirée pour eux, comme l'habileté pour « Luern », « le Henard »". Un assez grand nombre de ces noms, huit, tous portés par des chefs, se terminent en -ri.v, et Ion croit (jue ce terme équivaut au latin rrj\ « roi » " ; tous les mdilr^ aj)pelés ainsi, Ambiorix, Dumnorix, Vercingétorix et les autres", semblaient donc prédestinés à commandrr par le nom môme

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