V. — JURIDICTION FAMILIALE
Dans sa maison, sur tous les siens, le Gaulois est investi de l'autorité souveraine que les sociétés anciennes ont attribuée au père de famille. Il a droit de rie et de mort sur sa femme et sur ses enfants ^ Sa tutelle s'étendait sans doute, en outre de ses fils et de ses filles, sur toutes les femmes de sa parenté qui n'étaient en puissance ni de mari ni de père : on vit Dumnorix l'Eduen, vers o9. décider du mariage de sa mère, de sa sœur, et d'autres de ses parentes-.
La souveraineté, la majesté du père et de l'époux pesaient sur toute la vie de la femme. Celle-ci était solidaire et responsable du sort de celui qui partageait son existence. Quand mourait un chef de famille de la plus haute aristocratie ", tous les proches se réunissaient en conseil : s'il y avait soupçon que la mort ne fut point naturelle, on soumettait la veuve à la question, comme une esclave; si elle était reconnue coupable, elle subissait le châtiment des parjures et des sacrilèges, le supplice du feu ac<:ompagné de diverses tortures*.