LES SENATEURS
humaines conservaient une bonne partie de leur force et do leur prestige. Elles assistaient de leur action et de leurs conseils le pouvoir souverain : elles étaient les assises permanentes sur lesquelles il reposait.
Les chefs des tribus étaient des magistrats tout comme le vergobret; ils avaient, chacun dans son district, des droits de police militaire* et peut-être de justice civile'. Pour les affaires importantes, déclaration de guerre et négociation d'alliance, le maître de la cité ne pouvait rien sans eux : ils formaient son conseil permanent, ils parurent à César, aussi bien que lui, des « princes de la cité » ^
Un autre conseil public était celui que César appelle le « sénat » du peuple*.
Le sénat participait, lui aussi, à toutes les résolutions qui intéressaient la vie commune. Peut-être fournissait-il au magistrat ses assesseurs lorsqu'il avait à juger des criminels ou des traîtres °. En tout cas, il décidait souverainement, du moins en principe, de la paix et de la guerre'', et, comme la curie de Rome, il semblait, aux yeux des étrangers, l'organe permanent d'une cité gauloise.
Et en fait, c'était le sénat sans doute, les chefs de tribus compris, qui élisait le magistrat^ : l'autorité émanait de lui, il était l'âme et la volonté perpétuelles de ce corps aristocratique