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IX. —OBSTACLES A LA VIE DE FAMILLE

La vie domestique était donc trop souvent subordonnée à la vie de l'Etat. L'enfant la quittait pour s'instruire ou servir d'otage; la femme se courbait sur la charrue pour permettre au mari le conseil et le combat. Et si chaque famille avait sa personnalité propre, le père plaçait au dehors d'elle le meilleur de son existence.

Car le foyer souffrait des habitudes prises par les Gaulois. L'état de guerre en était, par moments, la négation même. Un chef de famille ne se faisait sans doute accompagner des siens, femme et enfants, que pour les expéditions de longue durée, qui ressemblaient à des migrations ^ Dans les campagnes à l'intérieur, le soldat partait souvent seul : c'était un des^oir pour lui que de s'éloigner de ses proches, de les ignorer \ Quand la nation était en danger, au moment des combats solennels, il jurait « de ne point entrer sous son toit, de ne point voir ses parents et ses enfants, de ne point s'approcher de sa femme », avant d'avoir traversé les rangs ennemis* : la qualité de combattant entraînait, lors de certains périls, un état de chasteté, une consécration absolue à la cité et à ses dieux.

1. Conveniunt, dit César (VI, 14, 2), qui aurait bien dû nous dire nettement si cet enseignement était obligatoire. Il semble toutefois qu'il ne le fût pas, puis(iu'il «lait recherché volotituirement par des jeunes gens déjà libres (sua sponle).

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