César, VII
2. Voyez surtout VIII, 25, 4, et VI, 43, 6; Vill, 31, 5; VIII, 38, 4; VIII, 23, 2; VIII, 44, 2 et 3.
W. César, VII, 14; 20; 29 et 30; 36, 3-4; 04, 2-3. 4. P. 336 et s.
JuLLiAN. — Histoire de la Gaulo. T. II. — 28
misérables tacticiens', et que, dans les conversations, ils vont de môme à tort et à travers, parlant presque en propos interrompus^ Ce qui, d'ailleurs, ne les empêcha pas de devenir des maîtres riicleurs \
Avec cela, qu'on remarque une qualité qui est le correctif de ce travers. Les Gaulois, à défaut du raisonnement, recherchent la précision. Ils ont le goût des choses bien disposées, des calculs méticuleux; ils sont gens ;\ protocole et à hiérarchie*. Même dans certains moments où il eût fallu agir vite, ils ne surent pas néerliirer les minuties\ Il v a chez eux une véritable tendance aux formalités administratives. Ce qui, tout compte fait, n'est pas de mauvais augure pour l'avenir politique de la nation.
Mais ils compromettent cet avenir par leur incapacité absolue à proiiler des leçons de l'expérience. Ils ont de la mémoire, mais on dirait qu'ils ne veulent se souvenir que de triomphes et de faits glorieux. Le malheur ne les a instruits que médiocrement. Malgré les défaites subies depuis deux siècles, on a vu qu'ils ont à peine changé leur manière de combattre". Traqués en Italie, en Grèce, en Asie, ils n'ont rien rabattu en Gaule d'une lierté depuis longtemps célèbre'. Divico l'Helvète, qui n'était que le délégué d'une peuplade d'immigrants, interpella César avec le même formidable orgueil que les Celtes déployèrent devant Alexandre étonné : ni .Mithridate ni Hannibal n'eussent parlé autrement que ce demi-fugitif, sans feu ni terre, qui s'en vint menacer K' plus puissant des Homains d'un désastre sans précédent V Je ne suis par sûr qu'Eduens, Séquanes et autres n'aient pas d'abord regardé le proconsul comme un simple