‹ Histoire de la GauleChapitre 576 sur 718 · Ambarri, necessirii et consanguinci .Eduoram, I · texte numérisé non relu

Ambarri, necessirii et consanguinci .Eduoram, I

6. Suessionts, fralres consanguin eosfue suos, II, 3. 5. Ce fut sans doute an lien de même nom qui unit Parisiens et Sénons, VI, 3, 3.

JttuA^. — Histoire delà Caulo. T. II. — 23

442 INSTITUTIONS COMMU.NES.

« fédération », n'apparaissent presque jamais à propos d'union entre cités gauloises :.si on les trouve chez César, ce n'est que dans les cas d'amitié entre Celtes et étrangers'. En dehors des conjurations militaires improvisées, les ligues durables ne sont désignées que par les mots de « clientèle » ou de « parenté ». Il est probable que l'écrivain les a traduits du langage indigène. Les Gaulois se servaient donc des mêmes expressions pour définir les liens qui unissent les hommes entre eux et les liens qui rapprochaient les peuples de leur race^.

m. — HAPPORTS ENTRE CELTES ET BELGES

Ces formules d'alliance pouvaient associer des peuples fort éloignés l'un de l'autre. Les Hèmes se déclareront les |)atr«»ns des Carnutes, (htnt ils sont séparés par les vastes forêts du bassin parisien'. A soixante-quinze lieues du mont Beuvray, les Bellovaques étaient, « de temps immémorial », « dans la foi et l'amitié » des Eduens '.

De telles amitiés étaient jtossibles entre Belges et Celtes : les Bellovaques et les Bèmes ap[)arti'nai«'nt au jjrcinicr de ces noms, les Eduens et les Carnutes au second.

Car ni les Belges ni les Celtes n'ont une seule fois témoigné, à notre connaissance, (ju'ils se croyaient deux races d'hommes

1. Sauf CZ-sar, VI, 2, 2 {incielale et fcedere), où il s'agit du reste «i'un cas spnial tnlliauce partirulit-re il'Aiiiliiurix, roi des Lburons à demi germains, avec les Trevires et IcsGcrmoins ensemble).

2. Cf. VII, 77, 8; II, 4, 4. — Sur eettc expression de fraternité, ef. Hir-t hfeld, Die llxdurr, ele. (Sil:nn<iibrrichle der k. pr. Akademir dcr W'isscn.irhaflen :u HrrUn, I.I, 1H".I7), p. IIIO-I. Llle elnil emiiloyée entre Ciml>n*s et Teutons lors de leur mifrralion (toî; àt£)?oî;, IMutarque, Marins, 24), et elle indique, je crois, un compagnonnage de Miarche et de guerre. .Mais elle «'•tait aussi employée eliez les (irecs, entre les liaiiitants de rolonies issues d'une nu'^me nn'tro|Mtle. par exemple entn; Lampsa(|ue et Marseille, toutes deux filles de Phocéc (l)itteiibcrger, Sylloge, n' 200 r^ 2* .mI.. 270).

.3. Osar, VI, 4, 5.

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