‹ Histoire de la GauleChapitre 58 sur 718 · Armatum eonciliam, Osar, V, 56, I et · texte numérisé non relu

Armatum eonciliam, Osar, V, 56, I et

6. Suppoif^ d'après les recensements indiqués chez les Helvètes, I, 29, I.

T. v, 56. 4. Au surplus, dans ce consoil en armes, on procède aussi & des lectures de sentences (V, 56. 3) ou à des réceptions d'ambassadeurs (au trmps d'Hannihal, Tile-Live, .\.\1, 20, 1-7 ; 1. 1. p. 4^-0 1. et Nicolas de Damas (fr. 103, SU^bèe. XLIV. 41) dit que les Celtes traitent en armes toutes les aiïaires de la cité : il serait i^^ssible qu'entre l'époque d'Hannibal et celle de Osar, on ait limité au temps de ^erre les conseils en tenue militaire, et cela, pour éviter les querelles sanglante*.

l'administration. ÎÎ3

taire qui est seule compétente : les sénateurs peuvent désigner le magistrat civil, mais la désignation du chef de guerre revient au peuple entier, réuni en costume de bataille*. C'est le privilège imprescriptible de tous les hommes de la nation, de n'obéir qu'au général voulu par eux : de même qu'à Rome les premiers comices universels et populaires, les comices centuriates, avaient été formés de la nation en armes, réunie pour élire son préteur de guerre-. — Même au cours de la campagne, le chef gaulois était tenu de s'assurer l'adhésion de ses guerriers pour les opérations les plus importantes \ Ambiorix disait aux Romains : « Mon pouvoir est de telle nature que la foule a autant de droits sur moi que j'en ai sur elle*. » Ce mot est à coup sûr très vague : mais il signifiait pour le moins que même un roi, en face d'un ennemi, était simplement le premier de ses hommes, et que, s'il les conduisait, il ne les décidait pas.

Ainsi, lorsque l'homme se détachait de sa demeure, qu'il marchait et combattait pour tuer ou mourir, il recouvrait quelques-uns de ses droits naturels, il reprenait une part de sa liberté; on voyait alors reparaître l'anarchie et le tumulte des levées en masse et des marches en commun, souvenirs et héritage des époques lointaines ^

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